La Présidence préoccupée par l’hypothétique réhabilitation du Marché central : Ngobila « accusé d’avoir induit Tshiskedi en erreur »

 

Près de cinq mois après la décision du gouverneur de Kinshasa, le Marché central de Kinshasa ne connaît pas des travaux de réhabilitation. Tout est hypothéqué semble-t-il. La colère monte chez les Kinois particulièrement dans le chef des vendeurs de ce lieu de négoce. Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi Gentiny Ngobila a-t-il fermé le site si rien n’a été prêt ? Des questions qui demeurent sans réponse du côté du patron de l’Hôtel de ville où le sujet ne semble plus préoccupé l’autorité urbaine, selon une certaine opinion

Une chose est certaine, l’ « affaire zando », commence tant soit peu à soulever des vagues. Des langues commencent à se délier aussi bien du côté des vendeurs qu’à la Présidence de la République. Vidiye Tshimanga, le conseiller de Félix Tshiskedi en charge des questions stratégies est sorti de sa réserve et pointe d’un doigt accusateur au gouverneur de Kinshasa.

Tshimanga cloue Ngobila

Intervenant le mercredi 21 juillet dans l’émission « Le débat » sur la radio privée TOP CONGO, ce proche du chef de l’État rejette toutes les accusations formulées à l’endroit de Félix Tshiskedi sur la réhabilitation du Marché central de Kinshasa. Vidiye Tshimanga raconte que la Commission de suivi instaurée après la visite du site par le Président de la République a soulevé des questions auxquelles elle n’a pas eu des réponses.

Vidiye Tshimanga explique que la Commission de suivi de la réhabilitation du Marché central de Kinshasa a posé la question au gouverneur Ngobila de savoir si les vendeurs qui y exercent leurs commerces ont été recensés. Mais la préoccupation de la Commission est restée sans suite, a-t-il dit. Il est vrai que Gentiny Ngobila a promis à la Commission de suivi de loger les vendeurs dans les marchés environnants. Mais, déclare Vidiye Tshimanga, « seul un marché sur les huit prévus par l’hôtel de ville était opérationnel ».

Et à Vidiye Tshimanga de conclure que « le gouverneur de Kinshasa est le seul responsable de la situation ». « C’est à lui de dire avec exactitude à la Commission les engagements pris avec les entrepreneurs pour que la réhabilitation de ce site devienne hypothétique ». « Félix Tshisekedi avait la bonne foi d’autoriser qu’un marché moderne puisse être construit en faveur des commerçants en particulier et des Kinois en général », ajoute Vidiye Tshimanga.

La main d’oeuvre locale sacrifiée

Comme dans ses habitudes souligne un observateur averti, Gentiny Ngobila « a fait semblant d’expédier les choses après le passage de Félix Tshisekedi ». Le gouverneur de Kinshasa s’est emmené, le samedi 27 mars 2021, avec des ingénieurs français de la société SOGEMA sélectionnée de gré-à-gré pour exécuter les travaux de construction du nouveau Marché central de Kinshasa. Ils ont même passé quelques jours dans la capitale « à charge des fonds du contribuable kinois ». Et puis plus rien.

La visite de terrain de ces ingénieurs français en compagnie du gouverneur de Kinshasa du moment où s’operaient les travaux de démolition des magasins a provoqué la colère auprès de la main d’oeuvre locale. Beaucoup d’ingénieurs congolais « ont fustigé le comportement de Gentiny Ngobila de recourir à une expertise étrangère pour des travaux pouvant être réalisés par les nationaux ». D’où « les soupçons qui pèsent sur l’intéressé sur une prétendue rétro-commission ».

Les vendeurs du Marché central ne comprennent pas comment le gouverneur, qui a pourtant rassuré à cette occasion que « plus rien n’empêche le début des travaux(…) » continue de tourner le pouce comme si de rien n’était. Interrogés par ACTU7.CD, des vendeurs des bijoux estiment que « Gentiny Ngobila est en train de cracher sur le chef de l’État qui a pourtant donné son accord pour la construction d’un nouveau Marché central de Kinshasa ».

L’arrêté confirmant la fermeture de « zando » a été déjà signé par le Gouverneur Gentiny Ngobila. Les commerçants avaient jusqu’au 20 janvier pour se relocaliser vers des structures temporaires. En exécution dudit arrêté NoSC/001/CAB/GVK/GNM/ 2021, les vendeurs du grand Marché devraient occuper les marchés provisoires érigés notamment sur l’avenue de Libération Ex-24 novembre, Itaga, Kanyinda et Kalembelembe.

Rachidi Mabandu

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