Déguerpissement de Zoé Kabila : A court d’arguments, les avocats s’expliquent et se perdent !

Persévérer dans le mal est diabolique, déclare une sagesse dont le fondement est facile à deviner. Allusion faite à la sortie médiatique ratée des avocats de Zoé Kabila déguerpi d’un domaine privé de l’État congolais qu’il occupait illégalement.

À l’examen des explications du conseil de l’ancien gouverneur du Tanganyika, il y a lieu de constater un déluge interdit aux hommes de droit de surcroît avocats.
Que ces derniers parlent tantôt d’un déguerpissement illégal pour lequel ils promettent une raclée à Pius Mwabilu avant d’évoquer une erreur matérielle dont le responsable n’est autre que l’ancien ministre de l’urbanisme et habitat : Joseph Kokonyangi, un des inconditionnels rompus de Joseph Kabila, plus rien ne répond à l’entendement humain, il y a perdition dans l’enchaînement logique des idées.

Pour les esprits avertis ayant suivi la prestation des avocats de Zoé Kabila, la conclusion est unanime, du meli mélo qui cache mal une magouille sans précédent.

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À suivre le récit de la cession et vente successive, on en revient à la déduction selon laquelle, la parcelle dont question, est véritablement une propriété privée de l’État. Un bien public.

À considérer que le ministère de portefeuille qui gérait à son temps le domaine privé de l’Etat ait attribué à l’auditeur général des FAZ Makutu Kundo Kwangele la villa en 1989 et que ce dernier va la vendre en 2004 à Joachim Ipote, le nouveau propriétaire, s’est résolu trois ans après, de trouver comme cliente pour achat, la
société Cosha Investssement SARL de Zoé Kabila en 2007. En 2021, c’est Katanga Premier qui se verra céder la propriété pour se conformer au nouveau code minier, on comprend vite que le caractère irrégulier de l’acquisition de la parcelle motivait à coup sûr ce jeu de ping pong : achat, vente et cession.

Ouvrons une parenthèse ici pour faire remarquer qu’outre, Cosha Investssement SARL où il est propriétaire, Zoé Kabila détient aussi des parts dans Katanga Premier, nouveau propriétaire de la parcelle par cession.

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Le temps des plaisanteries a assez duré, Zoé Kabila doit réaliser que l’heure de la récolte a sonné et qui sème le vent n’a droit qu’à la tempête, déclare un analyste qui estime qu’un bien de l’Etat ne peut en aucun cas perdre cette étiquette au profit de qui que ce soit, Zoé Kabila, soit-il.

Zamenga Odimbale

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