Injures, diffamation, mensonges… l’espace médiatique congolais pollué sous le regard passif du CSAC et du ministère des médias

On le dira jamais assez, il se passe l’intolérable dans l’espace médiatique congolais où la notion de contenu des médias, déontologie professionnelle n’existe presque pas.

Injures, diffamation, mensonges, amateurisme, laissez- aller, bref l’espace médiatique congolais pollué sous le regard passif du Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC et du ministère des médias.
La prolifération des chaînes de télévision où les émissions politiques priment faisant croire qu’il n’y a pas d’autres sujets que la politique, est un scandale sans commune mesure.

Que des journalistes et analystes invités des émissions politiques se livrent impunément aux injures, propos méprisants et diffamatoires contre les dirigeants, il y a lieu de taper du poing sur la table. La monotonie a élu domicile au point que le CSAC dort sur ses lauriers alors que cette structure est revêtue du pouvoir de sévir. C’est ça réguler. Où va-t-on? s’interrogent des spécialistes qui dénoncent le silence du CSAC pourtant animé par des spécialistes en la matière. L’affairisme aurait-il gagné un espace sacré ? Rien n’est moins sûr.


Un autre élément susceptible d’interpeller les consciences sur le silence face à un phénomène né de la volonté de nuire : des journalistes devenus politiques mais qui continuent à animer des émissions n’est possible qu’au Congo-Kinshasa. L’anarchie au pluriel. Question : que devient la notion de neutralité, impartialité imposée à un journaliste au nom de l’objectivité ? Le député lui, revêt parfois une couleur politique alors que le journaliste est vide dans ce sens.

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De la boue, l’espace médiatique congolais est au rabais, l’alerte est lancée au ministre de tutelle, de surcroît journaliste et aux animateurs du CSAC.

Zamenga Odimbale

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