Nord-Kivu : Que peut-on attendre des opérations conjointes avec la MONUSCO déjà incapable devant le M-23?

 

L’opinion était surprise d’entendre de la bouche du gouverneur militaire du Nord Kivu, le général constant Ndima Kongba que les FARDC s’apprêtaient à lancer avec le concours de la MONUSCO (mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo) des opérations militaires conjointes contre l’insécurité qui dicte toujours sa volonté après les derrières attaques du M-23 avec l’armée rwandaise de la semaine dernière.

Sans vouloir entrer dans le secret du dieu des armées, il appert utile de rappeler au vaillant officier que la MONUSCO s’est déclarée par la bouche du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, incapable d’affronter le M-23 dont l’armement serait supérieur à celui des casques bleus. Et que continuer à associer la MONUSCO dans les opérations contre le M-23, c’est se déclarer d’avance perdant. Il s’agit d’un aveu d’impuissance insurmontable.

En outre, prétendre gagner une guerre sans le soutien de la population est tout simplement utopique. Or, la MONUSCO a perdu la confiance de la population après que cette dernière ait été victime des balles d’une mission pourtant, chargée de sa protection en tant de guerre. Donc, cet acte explique que les 23 ans de la MONUSCO n’ont pas servi à un quelconque bilan positif dans le sens de la protection de la population qu’elle s’est employée à tuer. C’est l’expression d’un échec cuisant.

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Pour des analystes, aucune alchimie ne peut expliquer ce revirement à 180° vers une prétendue victoire avec une MONUSCO incapable devant le M-23. Les congolais devraient eux mêmes prendre la mesure du problème pour démontrer de quoi ils sont suffisamment aguerris pour sauver la patrie en danger.

Zamenga Odimbale

 

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