Guerre dans l’Est de la RDC : balai diplomatique suspect des partisans de la solution négociée avec les pseudo rebelles du M-23

Alors que les FARDC se battent pour l’intégrité territoriale violée voici près de trente ans, il s’observe depuis peu, une sorte de balai diplomatique aux contours flous.

Après l’appel à la mobilisation générale lancé par le premier citoyen du pays, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, des Etats africains s’activent sous différents manteaux, pour une solution négociée avec le M-23 ou avec les groupes armés. Approche soutenue par la communauté des Etats d’Afrique de l’Est, EAC qui a désigné Uhuru Kenyatta comme médiateur, le président angolais Joao Lourenço agit lui, pour le compte de la CIGL, tous bénéficient curieusement de l’appui des puissances occidentales dont on connaît l’indifférence face à l’hécatombe au Congo Kinshasa.

Une sorte d’agitation qui motive des questionnements sans fin. Négocier avec le M-23 sur quel objet? Ici, il faut souligner que les pseudo rebelles sont une fabrication du Rwanda et de l’Ouganda pour un dessein connu, celui de déstabiliser les institutions du Congo jusqu’à sa partition. Logiquement, trouverait-on assis que tout un pays se réduise au niveau d’un groupe armé étranger aux allures terroristes? Aussi, s’il faut viser le Rwanda et l’Ouganda, mais quelles sont leurs revendications au Congo, un pays étranger ? Rien ne peut justifier une quelconque démarche en faveur des négociations avec le M-23 ou le Rwanda et l’Ouganda, du reste pour le cas d’espèce à considérer comme pays agresseurs en violation des textes internationaux.


En réalité, les congolais attendent de tous, la condamnation de ces deux États, auteurs d’un drame humanitaire historique. Afficher une indifférence complice à cette catastrophe humanitaire et demander à la RDC de privilégier, le langage diplomatique quand tout paraît suspect, est une malhonnêteté intellectuelle de plus.
Il n’y a pas mille manières d’expliquer au monde que pareille guerre imposée au Congo serait intolérable en France, aux USA, au Kenyan ou ailleurs. D’où, cette obligation de défendre la patrie en danger.

Zamenga Odimbale

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