Kasaï-Central – Festivités de fin d’année : Kananga chicotée par la hausse vertigineuse de prix de produits alimentaires (Reportage)

Les produits alimentaires de première nécessité pouvant couvrir les besoins de la population centre kasaïenne pendant la période des festivités de fin d’année, sont très sensiblement revus à la hausse dans la plupart des marchés kanangais où ACTU7.CD a sillonné ce lundi 19 décembre 2022 pour s’enquérir de la situation.

Dans le marché central, les produits de première nécessité préférés par les kasaïens centraux à la période de fin d’année tels que le riz et le haricot, une mesurette communément appelée “Sipa” se vend à deux mille francs congolais (2.000 FC) et deux mille cinq cent Francs congolais (2.500 FC), alors que les mêmes quantités étaient vendues à mille deux cents Francs congolais (1.200 FC) et mille cinq cents francs congolais (1.500 FC), une situation qui inquiète au plus haut degré les ménages centre kasaïens.

Contacté par le média non-aligné, un analyste des questions économiques, Freddy Biamanyi, chef de travaux à l’Université Pédagogique de Kananga (UPKAN) attribue cette instabilité à la rareté et à la forte demande de ces produits sur le marché kanangais, à la suite de la hausse de prix de maïs.


« (…) Comme vous le savez, nous produisons de moins en moins du riz et les haricots (…) Nous venons de connaître la hausse de produits de première nécessité notamment les maïs, les autres produits de substitution comme le riz et le haricot ne pouvait pas rester en marche », a-t-il déclaré.

À cette occasion, il en appelle les autorités compétentes de mettre en place une bonne politique agricole et encourager les producteurs locaux pour sauver la province à la crise alimentaire dès l’année prochaine.

« Je pense qu’au niveau des autorités qui sont censées réguler le monde commercial.(…) dès lors que nous constatons qu’il y a problème de l’offre de produits agricoles, il faut beaucoup orienter les actions d’encourager ceux qui opèrent dans le secteur », a-t-il suggéré.

Pour certains marchands de ces produits, « la carence de ces produits empêchera la plus part des centre Kasaïens à fêter le nouvel an ».

Pierre Kabakila, à Kananga

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