Une équipe d’inspecteurs du ministère de la Santé sont, depuis le mardi 20 mai, sur le terrain pour enquêter sur le transfert du malade Samih Jammal de la prison de Makala à la Clinique Ngaliema jusqu’au Centre Médical de Kinshasa (CMK). Une mission de cinq jours à Kinshasa qui permettra d’éclairer certaines zones d’ombre qui entourent le déplacement de l’homme d’affaires libanais.
Pour remplir à bien ladite mission, le ministère de la Santé recoure à l’expertise de ses inspecteurs. Il s’agit de l’inspecteur général de la Santé André Komba Djeko, Christophe Lumamba Kasongo, Muguet Kasongo Nzalamingi, Eugène Mboyo Bonap et de Nzonzi Mesopamba tous inspecteurs.
Le Libanais Jammal, âgé de 82 ans, a été libéré le 29 avril 2020 de la prison centrale de Makala. Il aurait été conduit respectivement à Ngaliema et au CMK. Des sources judiciaires ont affirmé qu’il ne s’agissait pas d’une liberté provisoire et que l’autorisation de sortie de l’homme d’affaires libanais a été donnée par « les plus hautes instances de la République ».
Jammal Samih a été interpellé lundi 25 février, dans le cadre des enquêtes sollicitées par le gouvernement sur l’exécution du programme d’urgence dit de « 100 Jours ». Il a été transféré à la prison de Makala après avoir été entendu suite à de « graves soupçons » de détournement des fonds alloués à l’importation et érection des logements sociaux préfabriqués.
Deux semaines après son incarcération, sa défense s’était alarmée sur son état de santé et avait sollicité une mise en liberté provisoire pour les soins appropriés, ce que le Procureur général de la Cour d’appel de Kinshasa/Matete et le tribunal de paix du même essor avait rejeté.
Rachidi Mabandu





