RDC : Félix Tshisekedi administre une leçon d’amour au FCC et à LAMUKA

Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) totalise plus d’une année de règne à la tête de ce géant d’Afrique. Un temps marqué par des péripéties liées à la visite indésirable du terroriste sanitaire planétaire qu’est la covid-19.

Une pandémie qui vient freiner les efforts de développement amorcés par le nouveau Chef de l’Etat qui se bat pour le retour de la RDC dans le concert des nations. En témoignent plusieurs accords signés avec l’Italie, les USA, Israël, la Serbie et plusieurs autres pays, chacun pour investir dans un domaine bien spécifique, pour le bien du citoyen congolais. Des accords qui s’inscrivent dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant.

Oui, les Congolais avaient bien interprété différemment les multiples voyages du Chef de l’État au lendemain de sa prise de pouvoir.


Les non-initiés des relations internationales ont crié au simple tourisme, alors qu’il était impérieux de reprendre langue avec les uns et les autres pour une paix durable sur toute l’étendue du territoire national. Tshisekedi avait jugé bon de négocier directement avec le Pharaon, celui-là même qui alimente les guerres interminables ayant causé plusieurs millions de morts dans l’Est du pays. « Il faut avoir à faire à Dieu qu’à ses saints », conseille un sage anonyme.

« Ce qui se fait pour nous sans nous, se fait contre nous », affirmait le prix Nobel, Nelson Mandela. Félix savait qu’une paix obtenue par dialogue est durable. Voilà qui justifiait ses périples, ses rencontres avec 8 pays voisins sur les 9 qui entourent la RDC.

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Il n’y a pas seulement la covid-19 qui inquiète, le cinquième fils du Sphinx de Limete est le seul Congolais et l’unique Président qui ait enterré plus d’une vingtaine des membres de famille et de très proches collaborateurs dans moins d’une année.

Le surnommé  » Béton  » a des larmes qui ne sèchent pas. Et la plupart de ces personnes ont connu une mort mystérieuse, même si, pour ne pas mettre de l’huile au feu, il a été dit qu’il s’agissait de covid-19. Quoi de plus normal pour apaiser les esprits surchauffés, prompts à mettre le pays à feu.

Tshisekedi a pleuré tous ses morts seul, sans la présence ni de son allié Joseph Kabila, ni d’un cadre du Front Commun pour le Congo (FCC) avec lequel le cap pour le changement (CACH) est en coalition. Un tweet du Secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) avait suffi. C’était pour lui présenter les condoléances du parti.

Aucun membre de Lamuka n’était au deuil, ni n’avait adressé un message de compassion au Chef. Ses amis d’hier aujourd’hui dans la plateforme Lamuka n’avait manifesté aucun signe de vie. Plus de vingt morts, c’était la même scène, le même spectacle.

L’amour prime

Mais quand Lugie Gizenga, secrétaire permanent du parti Lumumbiste Unifié (PALU) et membre du FCC déchire son CV, Félix va s’incliner devant la dépouille, malgré le confinement. Les photos de ce geste digne de grand honneur a fait le tour du monde.

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Pierre Lumbi déchire le tricot de l’Éternel. Il était membre de Lamuka et de l’ensemble pour la République. Tshisekedi s’est encore rendu au lieu des obsèques pour s’incliner devant la mémoire d’un ancien compagnon de lutte, aujourd’hui de l’autre bord politique.

« Mais pourquoi répondit-il au mal par le bien? », s’interroge Pierrot Ngota, étudiant à l’universalité de Kinshasa. « Félix a un grand coeur et n’est pas rancunier », rétorque un parlementaire debout. Oui, le Président Félix n’a aucunement besoin de se venger. Par ce geste qui est en soi une communication, Tshisekedi enseigne qu’au-delà des divergences politiques,  » nous restons et demeurons des frères et soeurs « . La tradition africaine exige qu’on mette de côté les querelles intestines en cas d’un malheur qui s’abat sur un adversaire, fut-il politique. C’est cela le bon sens.

« Kabila a travaillé des années avec Mwando Nsimba mais comme il est mort opposant, il a boudé son deuil, le cas de Lugi Gizenga est encore pire.
Alors que Ensemble et Lamuka ont ignoré tous les deuils qui l’ont frappé, Fatshi est allé rendre hommage à l’opposant P. Lumbi et Lugie Gizenga », révèle un Congolais en furie.

La politique ne devrait pas l’emporter sur des vieilles amitiés, des antiques rapports de famille.  » Nous pensons que cette attitude d’un vrai homme d’État devrait servir de leçon aux opposants congolais », conseille Adrien Ngeleka, juriste de son état.

Édouard Bajika

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