« Le Premier ministre honoraire n’a eu à gérer, depuis la Primature, des fonds destinés aux différents projets d’investissements. Donc, aucun fonds destiné au financement des projets gouvernementaux n’a transité par la Primature », affirme le cabinet de Matata Ponyo. Une mise au point qui fait suite aux publications et diffusions des déclarations faisant état de la mauvaise gestion financière par l’ancien Premier ministre Matata Ponyo Mapon, des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets initiés par le Gouvernement de la République sous sa direction.
Le cabinet Matata considère que la plupart de ces intervenants « surestiment à dessein les montants des différents projets, les multipliant parfois par deux ou trois, si pas plus ». « Ce qui démontre non seulement la méconnaissance des principes de fonctionnement d’un Gouvernement, en ce compris le rôle du Premier ministre, mais aussi, le mépris, la calomnie, la désinformation et les dénonciations qui relèvent d’une légèreté et d’une grossièreté savamment montées par des personnes animées d’une intention excessive de nuire et de porter atteinte à son honneur et à sa dignité », déclare le cabinet Matata dans cette mise au point dont une copie est parvenue à ACTU7.CD.
Le cabinet Matata précise que « sauf mauvaise foi manifeste et intention malveillante, cette implémentation a toujours été l’œuvre des ministères sectoriels ». Parmi les projets concernés, le cabinet Matata cite le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, du marché international de Kinshasa à Maluku, des locomotives neuves pour la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), de la société Congo Airways, de Transco, des bus Esprit de vie, de la relance de la Société Congolaise des Transports et Ports (SCTP), du Bâtiment du gouvernement (intelligent), des immeubles Royal réhabilités, de l’aérogare internationale de N’Djili, des stades municipaux, des écoles primaires construites, du lot important des équipements médicaux…
Durant la période allant d’avril 2012 à décembre 2016, rappelle le cabinet Matata, « les ministères sectoriels en ont assuré la coordination, la supervision et le suivi dans leur implémentation ». D’autres projets, poursuit la source, « ont bénéficié du concours direct des services compétents de l’Etat et même des entités privées qui en ont été rendu comptables de cette implémentation ».
Et le cabinet Matata de rappeler à l’opinion que la Primature, sous mandat de Matata Ponyo, « n’a jamais été ni un centre d’ordonnancement des fonds publics, ni une unité d’implémentation des projets du Gouvernement, encore moins un lieu de décaissement ou de gestion des fonds destinés aux projets d’investissement ». « Il est dès lors déloyal et malicieux de chercher à détourner l’attention de l’opinion par une désinformation qui n’a comme objectif principal d’une part, de porter atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa personnalité et d’autre part, de détourner l’attention de Félix Tshisekedi et celle de la Justice ». Pour les collaborateurs de Matata, « les véritables fossoyeurs de l’économie congolaise qui ont été réellement impliqués dans la mauvaise gouvernance des fonds publics sont bel et bien connus par la population congolaise et la communauté internationale ».
Le cabinet Matata est d’avis que le Premier ministre honoraire a « relevé, au fil de ces années de dur labeur (2012 – 2016), de privation et d’abnégation pour engager le Gouvernement dans des réformes d’envergure pour la gouvernance à laquelle il est très attaché ». Sacrifices qui poussent le cabinet Matata à dire qu’ « il ne pouvait jamais lui permettre d’alourdir ses responsabilités par son implication dans l’implémentation directe des projets et surtout par la gestion des fonds y destinés ».
Tout compte fait, le cabinet Matata actuellement sénateur, « entend solliciter des enquêtes pour dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques ». Aussi, il se réserve le droit de s’en ouvrir sous peu à la justice pour tous ces faits tout aussi invraisemblables que répréhensibles par la loi pénale ».
Rachidi Mabandu





