La malversation se porte de plus en plus mieux dans le secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST). La dernière dénonciation faite par le député national Tony Mwaba concerne les enseignants nouvelles unités (NU). A Boende, chef-lieu de mal province de la Tshuapa, les enseignants nouvellement engagés par l’État et dont le salaire n’est pas encore mise à leur disposition seraient mis à l’écart au profit des militants des partis politiques, membres des familles et par des recommandés, écrit cet élu dans son compte Twitter.
Au chef-lieu de la province de la Tshuapa, des responsables de l’EPST s’aventurent à établir des documents pour des « affections collectives, détournements de salaires et s’illustrent dans des opérations retour » qui consiste pour les nouvelles recrues à récompenser financièrement celui ou ceux qui leur ont permis d’avoir l’engagement. « L’argent d’abord ! « , tel est le leitmotiv de ces malfaiteurs qui n’hésitent pas « à recruter des enseignants pour des écoles fictives ».
Pour Tony Mwaba, ces pratiques constituent un danger pour le secteur éducatif congolais. Le député de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) n’est pas là à sa première alerte sur ce qui ne va pas dans au ministère de l’EPST. Début mars 2020, l’élu de la Lukunga à Kinshasa avait saisi le Procureur général près la Cour de Cassation pour dénoncer une grande opération de fraude massive, de corruption ainsi que de détournements des fonds publics au sein dudit ministère.
Pour Tony Mwaba, ces opérations alourdissent le budget des enseignants et mettent en mal la gratuité de l’enseignement primaire. « Il y a également la corruption ainsi que les détournements des fonds publics. Vous savez que la gratuité qui avait été décrétée est en œuvre depuis le début de cette année scolaire mais malheureusement les informations qui ont été portées à notre connaissance par certains agents de bonne foi”, avait affirmé Tony Mwaba. Selon ce député, « dans ce dossier, il y a des aspects pénaux, des infractions pour lesquelles nous avons saisi le PGR. Au service de SECOPE jusque là, on a dénombré plus de 1.000 personnels fictifs engagés. Ça vient mettre en mal la gratuité de l’enseignement ».
Rachidi Mabandu





