Séraphin Umba, Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS/Kibassa) récuse la proposition du Front Commun pour le Congo de faire élire le prochain Président de la République au suffrage indirect. Si pour Ngoy Kasanji, le FCC est disposé à ramener l’élection du Président de la République au niveau des grands électeurs (Parlement), Séraphin Umba lui, brandit l’article 220 de la constitution.
« L’article 220 de la constitution est clair à ce niveau. On ne peut pas bouger le principe de suffrage. Cet article verrouille certains aspects de la constitution dont le principe de suffrage qui est sensé rester universel direct. S’ils osent tripatrouiller la constitution, cet article nous donne le plein droit de faire échec à ces gens », a t-il confié à ACTU7.CD.
À lui d’ajouter, « cette idée qui germe aujourd’hui avec Ngoy Kasanji a toujours traversé la tête de certains congolais. Mais cela a été rejeté au sortir de Sun City. Le Président de la République doit se sentir investi directement par le peuple que de passer indirectement par des députés qui seraient d’abord élus dans des circonstances déplorables ».
Selon ce juriste, la plateforme Cap pour le Changement ne peut pas donner « cette passe en or au FCC dont l’immoralité en matière de corruption et de tricherie n’est un secret pour personne ».
« Le peuple doit se sentir lié à son Président qu’il a élu directement. C’est là même que le principe de redevabilité a tout son sens. Il ne faut pas obliger le Président à être comptable au peuple et dépendre indirectement des gens qui sont animés d’un esprit de corruption. Nous l’avons vécu avec les élections des sénateurs et des gouverneurs où les gens ont décrié leurs voix que les autres ont torpillé à cause de l’argent », a t-il déclaré.
S’agissant des raisons d’économies financières évoquées par la famille politique de Joseph Kabila, le numéro 2 de l’UDPS/KIBASSA contredit que cet argument ne tient pas debout.
« Depuis quand Ngoy Kasanji est devenu organisateur des élections ou gestionnaire des finances publiques, peut-il nous dire où est-ce que la RDC a trouvé de l’argent pendant 18 ans pour organiser les élections », s’interroge t-il, avant d’ajouter que « les précédentes élections n’ont pas été organisées par l’argent provenant de la poche des gens du FCC, qui se sont transformés en donneurs de leçons aujourd’hui ».
Josué Mfutila





