« Le commerce transfrontalier ne représente pas 20% des recettes de douanes et accises en RDC », précise le ministre du Commerce extérieur citant l’Afrique du Sud, l’Angola…comme les rares pays « qui nous rapporte un peu d’argent dans le cadre du commerce transfrontalier ». Au cours d’un échange accordé à la presse, le jeudi 1er octobre, Jean-Lucien Busa affirme que les recettes les plus importantes que la RDC réalise proviennent essentiellement de l’Asie, Amérique, Europe.
Jean-Lucien Busa explique que la RDC est dépendante des recettes qui viennent de ses frontières. « Il faut que nous reconsidérions ce que nous avons comme recettes », conseille-t-il. Pour lui, il est question de créer des conditions de compétitivité. « Nous sommes capables de rentrer dans les marchés des pays africains avec des produits que nous avons. Il faut créer de la valeur ajoutée de nos produits au niveau intérieur ».
Jean-Lucien Busa se dit satisfait du fait que les accords bilatéraux que « nous avons signés dans le cadre de notre appartenance régional (COMESA, CEEAC…) ». « On peut considérer que lesdits accords nous facilitent l’accès en zone de libre échange continental. En résumé, tous ces accords ont facilité le commerce à la RDC », se réjouit le ministre du Commerce extérieur.
Sur cette question du commerce transfrontalier, Jean-Lucien Busa pense que la RDC joue un rôle déterminant. A titre d’exemple, il fait savoir qu’au niveau du COMESA, « nous nous sommes convenus que tout container de marchandise, qui traverse nos frontières communes, payent 2.000 USD. Et la RDC s’est battue pour obtenir la réduction de ces frais à 500 USD ». La raison, le ministre congolais du Commerce extérieur justifie la position de son pays dans le cadre de la lutte contre certains méfaits observés ».
Jean-Lucien Busa est d’avis que les 2.000 USD pourraient être à la base de la fraude et de la contre bande aux niveaux des frontières. « J’en ai parlé notamment à mon collègue du Rwanda il y a quelques mois et dernièrement j’ai échangé avec mon collègue ougandais autour de cette question. Et le COMESA sait que la RDC se bat pour que ce montant soit revu à la baisse », soutient ce membre du Gouvernement.
Rachidi Mabandu





