Nomination à la Cour constitutionnelle : Deux cadres du PPRD contre les propos du Procureur général Mukolo devant Félix Tshisekedi

 

Deux cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) se sont opposés aux propos tenus le mercredi 14 octobre par le Procureur général lors de l’audience accordée aux membres du bureau du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par le chef de l’État. Patrick Nkanga Bekonda et India Omari ont tous deux tweeté tard dans la soirée pour fustiger cette approche de Jean-Paul Mukolo Mpolesha.

Pour Patrick Nkanga Bekonda, membre du bureau politique du PPRD, « le serment que prêtent les membres de la Cour Constitutionnelle leur interdit de prendre des positions publiques et de donner des consultations à titre privé ».

A l’opposé, India Omari estime que « le Procureur général Mukolo peut se rappeler que lui-même avait prêté son serment devant les deux chambres du Parlement ». « Pourquoi lui, qui n’est pas juge constitutionnel, donne rapidement sa position politique après avoir été consulté par le Président de la République ? », s’est-il interrogé avant de constater que c’est de la politique.


Au terme de la rencontre avec Félix Tshisekedi, le chef de la délégation du CSM, le président a.i de la Cour Constitutionnelle et Procureur Général Mukolo Mpolesha Jean-Paul a indiqué que l’examen des questions qui concernent la gestion du pouvoir judiciaire en RDC a constitué le menu principal des échanges entre eux et le Chef de l’Etat. Jean-Paul Mukolo a souligné que « les relations entre le pouvoir judiciaire et les différentes institutions étaient bonnes et que la justice fonctionnait normalement ».

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Le président ad intérim de la Cour constitutionnelle, abordant le problème de dernières nominations intervenues par ordonnances au sein de la magistrature, a estimé que « la procédure suivie par le chef de l’État était légale et n’était empreinte d’aucune violation ». Ce qui lui a poussé à soutenir que « les juges récemment nommés prêteront incessamment serment devant le chef de l’État .

Rachidi Mabandu

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