Ituri : La société civile de Bangole menace d’appeler à la désobéissance fiscale suite à l’insécurité

 

Réunies en assemblée générale le 18 octobre, les composantes de la société civile dans le groupement Bangole, en chefferie des Babila Babombi au sud du territoire de Mambasa, ont menacé d’appeler les habitants de la région à la désobéissance fiscale si les cas de vol à main armée ne s’arrêtent pas.

Au cours de la même assemblée, les composantes de cette structure citoyenne se sont inquiétées « de la circulation désordonnée des armes et des porteurs d’armes » dans leur entité. Elles pointent également « l’affairisme de ces porteurs d’armes » qui s’adonnent plus à « l’exploitation illicite de bois » dans la région, indique Sivamwenda Kasereka, président de cette structure.

La société civile locale appelle également les militaires qui habitent les quartiers dans la cité de Makumo à rejoindre le camp militaire. Elle appelle à la fermeture des maisons de tolérance et de vente de stupéfiants devenues de plus en plus nombreuses dans la région.

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« Nous voulons voir tous les militaires habitant les quartiers de Makumo regagner le camp militaire. Aussi, les éléments de l’auditorat militaire devront regagner Biakato où ils étaient affectés. Nous appelons également à la fermeture des maisons de tolérance et vente de chanvre dans 7 jours. Nous allons rencontrer le commandant bataillon pour lui montrer quelques preuves et stratégies pour mettre fin à cette insécurité. Nous allons décréter des journées ville-morte et cesser de payer les taxes pour dénoncer l’insécurité et le mauvais état de la route nationale numéro 44 », a déclaré Sivamwenda Kasereka.

L’assemblée extraordinaire des composantes de la société civile de Bangole en Territoire de Mambasa fait suite à la montée vertigineuse des cas de vol à main armée devenus monnaie courante dans cette partie en proie à l’insécurité causée par des groupes armés Maï-Maï et des combattants ADF.

Andy Kambale Matuku, à Mambasa

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