Consultations : Lisanga Bonganga dénonce le débauchage des députés auquel se livre le camp présidentiel

Lisanga Bonganga dénonce le débauchage auquel se livre le camp présidentiel pour réaliser l’objectif des consultations, « qui est d’arriver à une reconfiguration de la majorité parlementaire en créant une nouvelle majorité dénommée Union Sacrée de la Nation ». Pour y parvenir, explique le coordonnateur de la Dynamique pour une solution à la crise (DYSOC), « le Président Félix Tshisekedi va demander au groupe parlementaire CACH de quitter la majorité parlementaire actuelle et va procéder au débauchage des députés de l’opposition parlementaire actuelle, des députés membres du FCC et des députés non-inscrits ».

Ce schéma de débauchage, pense Lisanga Bonganga dans un communiqué dont une copie est parvenue aux bureaux d’ACTU7.CD, « énerve les principes d’éthique toujours prônés par les forces politiques et sociales acquises au changement ». Pour lui, « le débauchage se fait toujours à coup de corruption soit au travers des versements d’espèces sonnantes et trébuchantes soit sur base de promesses de nomination à des postes alléchants dans les rouages des services de l’Etat ».

« Ce schéma de débauchage prêche et prône l’immoralité », estime Lisanga rappelant que la DYSOC a toujours dénoncé, au même titre que l’ensemble du peuple congolais, l’organisation chaotique des élections de décembre 2018″. « Ces scrutins ont abouti à la nomination de bon nombre de députés qui n’ont pas reçu le mandat du peuple, créant ainsi la problématique de la crise de légitimité des institutions », dénonce le coordonnateur de la DYSOC.

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Lisanga dit avoir du mal à comprendre qu’ « une organisation qui se veut acquise au changement, qui lutte pour l’avènement d’un Etat de droit, qui combat les anti-valeurs dont la corruption, puisse se proposer de verser dans les travers du débauchage des députés nommés. C’est le comble de l’immoralité ».

Au demeurant, Lisanga Bonganga révèle que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, dont la conformité à la Constitution a été actée par un arrêt de la Cour Constitutionnelle, « a verrouillé la structuration de la Représentation nationale ».
« L’équipe des conseillers de Félix Tshisekedi, qui a convaincu ce dernier de la pertinence du schéma de débauchage pour mettre sur pieds la fameuse Union Sacrée de la Nation, a perdu de vue le fait que l’Etat de droit suppose le strict respect des lois de la République et singulièrement des dispositions pertinentes du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale », affirme Lisanga.

De la sorte, la DYSOC souligne que « la fameuse Union Sacrée de la Nation telle qu’expliquée par le ministre d’Etat, ministre près le Président de la République est une Union Sacrée autour d’un individu et non autour du respect de la constitution et des lois de la République ». Aux dires du Ministre d’Etat sus évoqué, poursuit Lisanga, Félix Tshisekedi est l’autorité morale de l’ « Union Sacrée » et ce dernier invite ses collègues leaders politiques à aller Canossa c’est-à-dire à abandonner leurs formations
politiques respectives pour se mettre autour de lui.

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« C’est ici que se révèle visiblement l’aspect dictatorial de la démarche de
consultations du Président Félix Tshisekedi », fait savoir Lisanga. La DYSOC et estime « que le moment est venu pour que le chef de l »État révèle le contenu et les dessous de cartes de l’Accord qui liait le CACH au FCC. La transparence est à ce prix ». Lisanga Bonganga et la DYSOC réaffirment leur position, celle d’organiser des échanges entre les parties prenantes à la crise, à savoir d’un côté la coalition FCC-CACH et de l’autre la coalition LAMUKA, sous les bons offices des confessions religieuses traditionnelles, a savoir les églises Catholique, Protestante, Kimbanguiste et Musulmane, avec la facilitation des organisations sous régionales et de la communauté internationale, pour l’adoption consensuelle des reformes impératives à mettre en œuvre.

« La proposition de sortie de crise portée par le Président Martin Fayulu peut être mise à contribution et soumise aux débats au cours de ces échanges qui devraient aboutir à l’adoption consensuelle d’une voie de sortie de crise.

Rachidi Mabandu

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