Acompte perçu par des agents de l’APLC pour libérer le DG d’ACCESS BANK : L’ACAJ « invite la justice à se saisir du dossier pour enquêter, identifier et sanctionner les auteurs »

Acompte perçu par des agents de l’APLC pour libérer le DG d’ACCESS BANK : L’ACAJ « invite la justice à se saisir du dossier pour enquêter, identifier et sanctionner les auteurs »

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) appelle les instances judiciaires à se saisir « du dossier des agents de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), identifiés et filmés par les caméras de surveillance d’ACCESS BANK en pleine opération de perception d’argent comme paiement d’un acompte sur la caution de la mise en liberté provisoire de M.Arinze, Directeur Général de de cette banque nigériane détenu irrégulièrement par ses services ».

C’est ce que rapporte un communiqué signé par Maître Georges Kapiamba, président de cette structure des droits de l’homme et dont une copie est parvenue à ACTU7.CD le 16 décembre.


Cependant, l’ACAJ s’étonne que le coordonnateur de l’APLC, Christian Kikangala ait tenté « sans convaincre, de minimiser les actes répréhensibles commis par ses collaborateur dans un communiqué publié le 15 décembre ».

« Dans un communiqué non daté, et rendu public ce mardi 15 décembre 2020, le coordonnateur de la dite Agence tente, sans convaincre, de minimiser les actes répréhensibles commis par ses collaborateurs dûment identifiés et filmés par les caméras de surveillance d’ACCESS BANK en pleine opération de perception d’argent comme paiement d’un acompte sur la caution devant conduire à la mise en liberté provisoire de M. Arinze, Directeur Général de d’ACCESS BANK, irrégulièrement détenu par les services de l’APLC », lit-on dans ce document.

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Kapiamba rappelle qu’aux termes de l’ordonnance portant création, fonctionnement et organisation de l’APLC, certains de ses membres sont revêtus de la qualité d’officier de police judiciaire (OPJ) à compétence générale en République Démocratique du Congo ». Cependant ajoute-t-il, « conformément aux dispositions de l’article 2 de ladite Ordonnance , l’APLC doit recourir aux services des magistrats du Parquet compétent pour tout acte devant toucher à la mise en œuvre de l’action publique. L’APLC ne pouvant pas agir comme Parquet ni juridiction de jugement « .

« Malheureusement, le cas sous examen a démontré à n’en point douter que les actes posés par les agents de l’APLC constituent un harcèlement dont le seul but était de prendre l’argent auprès du Directeur général d’ACCESS BANK, en violation flagrante des conditions légales de forme », conclut l’ACAJ qui recommande au coordonnateur de l’APLC, « de travailler avec les instances judiciaires et les acteurs de la société civile impliqués dans la lutte contre la corruption et la promotion de l’Etat de droit, afin de l’aider à élaborer ses outils d’enquête conformes à sa compétence , à la procédure pénale congolaise et aux limites des attributions des OPJ »

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L’Agence de prévention et lutte contre la corruption (APLC), a « reproché au Directeur Général d’ACCESS BANK, M. Arinze de nationalité nigériane des indices sérieux de blanchissement de capitaux et du terrorisme. Via son communiqué du mardi 15 décembre, cette structure de lutte contre la corruption, a affirmé que c’est dans le contexte de l’enquête menée au sujet de ces faits et, à titre de garantie de représentation, que le DG d’ACCESS BANK a remis son passeport en présence de ses avocats et qu’une caution de 30000 $ a été perçue en présence de son avocat Me Cibambo Amani et de quelques collaborateurs de la banque.

José Muyaya

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