Lisanga Bonganga au sujet de l’union sacrée : « une vision sans âme, aux contours flous et dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants »

Lisanga Bonganga au sujet de l’union sacrée : « une vision sans âme, aux contours flous et dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants »

Lisanga Bonganga s’interroge sur le statut juridique de la plateforme nouvellement créée par Félix Tshisekedi. L’ancien ministre d’Etat, dans une déclaration faite le mardi 29 décembre au nom de la Dynamique pour la solution à la crise (DYSOC), réfléchit sur le statut juridique de l’Union sacrée de la Nation. « Est-ce un regroupement politique ? Est-ce une nouvelle formation politique ? », se demande-t-il.

Pour ce cadre de la coalition LAMUKA, « un début de réponse vient d’être donné par le ministre délégué près le Président de la République qui, à travers les médias, a révélé à l’opinion que l’Union sacrée de la Nation est une vision de son initiateur ». En tout état de cause, pense Lisanga Bonganga, « au risque de violer les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 96 de la Constitution, de par sa fonction de chef de l’Etat, le Président Félix Tshisekedi ne peut pas créer un parti ou un regroupement politique et encore moins en diriger les organes ».

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S’agissant de l’idée selon laquelle l’Union sacrée « serait ni plus ni moins qu’une simple vision de son initiateur », Lisanga Bonganga estime qu’elle conforte la DYSOC dans son analyse « qui considère l’Union sacrée de la Nation comme une nébuleuse, c’est-à-dire une vision sans âme, aux contours flous et dont on ne connait ni les tenants ni les aboutissants ».

Félix Tshisekedi a annoncé la rupture de la coalition FCC-CACH et le lancement d’une nouvelle coalition dénommée « Union sacrée de la nation ». Bon nombre de personnalités, partis et regroupements politiques y ont déclaré leur adhésion.

Rachidi Mabandu

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