Des organisations de la société civile réunies au sein de la plateforme le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) se disent surprises de la libération de Benjamin Wenga et Modeste Makabuza respectivement ex-directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD) et Directeur général de la Société Congolaise de Construction (SOCOC) impliqués dans les détournements des fonds alloués au programme de 100 jours du chef de l’État.
C’était au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 14 janvier à Kinshasa. Pour ces organisations, « il est inconcevable de prétendre combattre la corruption au moment où les personnes impliquées dans la corruption bénéficient de la grâce présidentielle ».
« Nous avons été surpris d’entendre que certaines personnes impliquées dans les détournements ont été libérées à travers la grâce présidentielle. Comment peut-on prétendre combattre la corruption alors que le même président de la République se permet d’offrir la liberté à travers la grâce présidentielle aux personnes qui sont condamnées pour la corruption ?. On réalise qu’il y a un contraste dans le chef des institutions notamment le Président de la République y compris le gouvernement », a déclaré Bienvenue Matumo de la LUCHA.
A lui de poursuivre : « nous estimons que ces personnes condamnées pour ce fait doivent être recherchées partout où elles se trouvent pour qu’elles puissent rentrer en prison. De même que, le vice-ministre de la justice qui a mis en œuvre cette mesure devait, à notre sens, démissionner parce qu’il a commis des fautes lourdes de compromettre toute la campagne de la lutte contre la corruption ».
Benjamin Wenga et Modeste Makabuza ont été libérés le vendredi 08 janvier 2020. Ils ont bénéficié d’une liberté conditionnelle selon des proches du ministre.
Dostin Eugène Luange





