Mende sur l’apprentissage de Lingala dans les écoles primaires du Sankuru : » mobilisons-nous contre cette forfaiture car on veut enterrer la langue maternelle de P. Lumumba »

 

Au cours d’un point de presse tenu ce lundi 15 février à Fatima, l’élu du Sankuru, Lambert Mende ne veut pas entendre d’une seule oreille le sujet relatif à l’apprentissage du lingala comme première langue dans toutes les écoles primaires du Sankuru. Il a lancé un appel du pied à tous les sankurois de se mobiliser pour « contrer cette forfaiture ».

A l’en croire, « cette initiative vise à enterrer la langue maternelle de Patrice Lumumba qui est l’otetela ».

 » Mobilisons-nous contre cette forfaiture car on veut enterrer la langue de Patrice Lumumba alors que nous célébrons le 60ème anniversaire de son assassinat », a-t-il déclaré.


Et d’ajouter, « le lingala ou même une autre langue nationale peuvent être enseignées en option à côté de la langue officielle qu’est le français, mais l’otetela notre langue maternelle doit demeurer la première langue d’apprentissage des enfants du sankuru ».

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En parallèle, il a tenu de rappeler qu’en plus du père de l’indépendance de la nation congolaise, Patrice Emery Lumumba, les tetelas sont légion parmi les acteurs socio-culturels et politiques de renommée mais aussi parmi les scientifiques connus et reconnus de la RDC. D’après lui, « il est hors de question d’accepter que la langue qui leur a servi de sève soit l’objet de cette sorte d’euthanasie à petit feu ».

Par ailleurs, l’autorité morale de la convention des congolais Unis (CCU), Lambert Mende pense que l’imposition d’une langue instable dans sa structure aux enfants de sa province alors que l’otetela l’est,  » est une insulte que personne au Sankuru ne tolérera. Il s’agit d’une question d’intérêt vital qui transcende des sempiternelles querelles de positionnement qui opposent les élites Sankuroises entre elles ».

Dans sa conclusion, l’ancien ministre de communication et médias a estimé que les problèmes qui se posent dans le secteur d’enseignement du Sankuru sont essentiellement relatifs aux infrastructures scolaires mais aussi et surtout à la multiplication en nombre suffisant des manuels.

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Osée Mfumu

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