La Dynamique pour la solution à la crise (DYSOC) coordonnée par Jean-Pierre Lisanga Bonganga constate que la RDC connaît une situation socio-économique et politique « marquée par une crise persistante créée par le pouvoir en place au regard des violations intentionnelles de la Constitution et des lois de la République ». Parmi ces violations, cite Lisanga dans une déclaration dont une copie a été envoyée le vendredi 12 mars à ACTU7.CD, la nomination du Premier ministre Sama Lukonde.
D’après Lisanga Bonganga, « le Premier ministre Sama Lukonde est issu d’une prétendue coalition identifiée par la fraude à la loi en cours de la législature et qui va jouer rôle du Premier commissaire d’État connu sous la deuxième République dirigée par feu Maréchal Mobutu ». En réalité, explique-t-il, « c’est le Président Félix Tshisekedi qui est chef de l’État et en même temps chef du Gouvernement à dessein de disposer de la gestion du pays exclusivement entre ses mains ».
Sur un autre registre, la DYSOC s’insurge également contre « les violations récurrentes par Félix Tshisekedi des mesures de protection des populations édictées par lui-même dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19 ». Membre de la coalition LAMUKA, Lisanga dit constater l’organisation des matinées politiques et descentes « superfétatoires » sur terrain des leaders et partis de la famille politique du chef de l’État sans observance des gestes barrières.
La DYSOC rejette l’idée émise par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) sur l’organisation du recensement comme préalable à la tenue des élections en 2023. « On acceptera pas un glissement quand à ce », affirme Lisanga dans sa déclaration.
Rachidi Mabandu





