Le directeur exécutif du Réseau Gouvernance Économique et Démocratie, (REGED) Bishop Abraham Djamba Samba, exhorte l’Assemblée nationale à privilégier la voie des réformes avant d’entamer la désignation des animateurs de la commission électorale nationale indépendante (CENI).
Interviewé ce mardi 23 mars par le média non-aligné, cet acteur de la société civile souligne la nécessité de procéder aux réformes profondes au risque d’enregistrer des conséquences qui peuvent surgir après le scrutin.
En clair, Bishop Abraham Djamba estime que les réformes protégeraient toutes les parties prenantes aux prochaines échéances électorales. Pour ce faire, il conseille aux confessions religieuses de prendre en compte « l’approche holistique de la refonte de la commission électorale nationale indépendante et de la loi électorale ».
« Nous risquons de reproduire les mêmes manquements, les mêmes défaillances que 2006, 2011 et 2018. Vous avez vu que la dégradation du processus est allée croissante. En 2006 c’était mieux que 2011 et 2011 c’était mieux que 2018, il ne faudra pas que nous allions au-delà de ce qu’on a connu en 2018. Donc les conséquences sont là. C’est pour cette raison que l’année dernière lorsqu’il y a eu précipitation dans la désignation des animateurs de la CENI, nous avions dit aux confessions religieuses que c’était une grave erreur d’accepter de désigner les animateurs avant la réforme (…). Aujourd’hui encore rien n’a changé, persister dans cette manière c’est est une erreur grave », a-t-il déclaré.
La RDC étant dans un processus électoral, Bishop Abraham Djamba insiste sur l’inclusivité de tous les acteurs politiques et sociaux. » On ne doit pas négliger les points de vue des uns et de n’écoutez que de certaines parties prenantes. Ce que nous demandons est que notre voix qui est une voix de la population puisse être écoutée », martèle-t-il.
Le directeur exécutif du Réseau Gouvernance Économique et Démocratie appelle les confessions religieuses d’user de la sagesse. Pour lui, « si les candidatures peuvent être collectées, ça pourrait être une étape gagnée mais que les candidatures ne soient pas traitées tant que la loi n’est pas promulguée ».
Aussi, il poursuit que « c’est la loi qui va fixer les règles de désignation. Il faudrait que le traitement des candidatures se base sur les règles que fixera la loi ».
Abraham Djamba demande cependant au président de la République de pouvoir s’impliquer pour assurer les réformes électorales afin qu’elles puissent être menées de manière à ce qu’il y ait consensus.
Pendant ce temps, les confessions religieuses annoncent la clôture de dépôt des candidatures le vendredi 09 avril prochain.
Dostin Eugène Luange





