Ass. Nat. : Corneille Nangaa livre les secrets du cycle électoral ce vendredi devant la représentation nationale

 

Sauf modification de dernière minute, le président sortant de la Commission Électorale Nationale Indépendante
(CENI), Corneille Nangaa Yobeluo, présente son rapport ce vendredi 9 avril à l’Assemblée Nationale. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier à ACTU7.CD, une source qualifiée du bureau de la Centrale électorale.

Bien que la primeure de ce rapport est réservée à la représentation nationale, des
observateurs affirment, dès lors, que le verre Nangaa est à moitié plein. De même que l’arbre est jugé par ses fruits, Corneille Nangaa mérite une évaluation à l’aune de ses résultats à la tête de la CENI. Ce, à partir du second cycle électoral de 2011 jusqu’au scrutin historique de 2018, quand même ce troisième cycle électoral n’aurait pas été
complètement achevé.

Corneille Nangaa est considéré comme l’architecte de la toute première alternance pacifique et démocratique au sommet de l’Etat, depuis l’indépendance du pays en juin 1960. L’histoire retiendra que cette passation de pouvoir, sans effusion de sang, n’aurait été possible sans la tenue de la présidentielle du 30 décembre 2018. Ce sur quoi, personne ne pouvait parier.

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Dans une Afrique subsaharienne, très abonnée à des révisions constitutionnelles taillées aux
intérêts des dirigeants au pouvoir, pour conserver leurs postes, personne ne pouvait donc s’imaginer que Joseph Kabila allait se retirer comme l’exige la Constitution, après
deux mandats consécutifs.

Alors qu’on l’avait traité de tous les noms et de tous les maux, Corneille Nangaa, tel le capitaine d’un navire au bord du naufrage, avait fermé les oreilles pour conduire le processus électoral à son bon port. Des élections considérées comme l’aboutissement à mi-parcours, d’un processus piloté dans un double contexte politiquement tendu et sanitairement précaire.

Sur le plan politique, on
rappelle que les élections de décembre 2018 ont été organisées dans un
environnement très agité. Nul ne saurait donc prétexter ignorer toute l’hystérie
autour de la machine à voter, présentée à l’opinion, par certains manipulateurs, comme étant un outil de la
triche pour perpétuer ou
favoriser le camp de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila.

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Rachidi Mabandu

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