Contrairement aux informations qui circulent il y a quelques mois suite à la présence des écoles détenant de faux arrêtés, dénoncées par l’Inspecteur Général des Finances, la CENCO a réagi ce mercredi 14 avril.
Au cours d’une déclaration lue devant la presse, le porte-parole de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a indiqué qu’il ne s’agit pas pas des écoles fictives.
Pour lui, ces écoles fonctionnent normalement en se faisant contrôler chaque année par les services habilités.
«Il ne s’agit donc pas des écoles fictives. Elles fonctionnent normalement, en se faisant contrôler par les inspecteurs et par les services du SECOPE (service de contrôle de paie des enseignants) chaque année depuis leur création. Elles présentent des élèves aux épreuves de fin de Cycle. L’on perçoit ainsi l’urgence d’un travail de vérification beaucoup plus approfondi qui demande énormément du temps nécessaire afin d’établir les responsabilités de ces faux arrêtés. Tout comme il y a nécessité de régulariser les écoles victimes de ce système et de nettoyer le fichier du personnel », dit l’abbé Donatien Nshole.
En outre, en ce qui concerne les écoles catholiques, le secrétaire général de la CENCO (conférence épiscopale Nationale du Congo) a relevé qu’il « s’agit des écoles très anciennes créées depuis la deuxième République ou encore l’époque coloniale à savoir les écoles primaires Kabisoko et Kitamulikwa dans le territoire de Rutshuru auxquelles on a donné des faux arrêtés en 1993 et l’Ep Munandji dans le territoire de Kanintshin créé en 1942 à laquelle on a donné un arrêté en 2002″.
La CENCO a rappelé que le 26 mars dernier, le secrétaire général à l’enseignement primaire secondaire et technique lui avait annoncé via une correspondance à la désactivation des listes de paie de plus de 600 écoles conventionnées catholiques au motif qu’elles détiennent de faux arrêtés du ministre de l’EPST (enseignement primaire secondaire et technique), une annonce qui a affecté plus de 6000 enseignants de écoles concernées.
La conférence épiscopale nationale du Congo apprécie l’idée de rétablir l’ordre dans le secteur éducatif en mettant fin à la circulation de faux documents et la création anarchique des écoles et elle est disponible d’offrir son expertise à cette fin.
Par ailleurs, la CENCO invite les autorités compétentes à surseoir à cette décision de désactiver des listes de paie en attendant la finalisation.
« En attendant la finalisation de cet important travail, la CENCO prie les autorités compétentes de surseoir à cette décision de désactiver des listes de paie les écoles qui ne remplissent pas les critères requis de viabilité afin de garantir le droit à l’éducation des élèves et le salaire des enseignants qui y travaillent », a conclu le porte-parole de la CENCO.
D’jessy M’boma B





