« Le Parlement a démontré qu’il n’a jamais été totalement conquis par Tshisekedi qui vient de subir les 2 revers au Sénat et à l’Ass. Nat. » (JP Lisanga)

 

« La fameuse majorité jadis vantée par le Président Félix Tshisekedi et son Gouvernement vient aujourd’hui de démontrer sa vraie face budgétivore et égoïste en désavouant son mentor de circonstance ». C’est en terme que Jean-Pierre Lisanga Bonganga réagit suite au refus du Sénat de lever les immunités d’Augustin Matata et le rejet « sans pitié » du projet de loi d’habilitation par l’Assemblée Nationale.

Pour le coordonnateur de la Dynamique pour la sortie de la crise (DYSOC), les deux réactions des parlementaires « mettent ainsi en cause la confiance de ces institutions vis-à-vis du Gouvernement Sama Lukonde ». Voilà pourquoi la DYSOC demande au Président Félix Tshisekedi d’ « en tirer toutes les conséquences politiques et juridiques ».

« La DYSOC constate, comme il fallait s’y attendre, que cette même majorité qu’on croyait écrasante et stable dans les deux chambres du Parlement, se trouve aujourd’hui en perte de vitesse, au regard du refus par le Sénat de lever les immunités de l’ancien Premier Ministre Augustin Matata
Ponyo, réclamée par la justice, à la demande du Président Félix Tshisekedi, qui avait expressément réuni avec fracas 85 sénateurs », avance Lisanga Bonganga dans une déclaration politique.


La DYSOC dit prendre le peuple congolais à témoin « du fait
que le Parlement vient de démontrer que, contrairement aux élucubrations du pouvoir en place, il n’a jamais été totalement conquis par le Président Félix Tshisekedi qui vient de subir les deux revers ci-haut évoqués ».

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Dans ce même élan, la DYSOC considère que l’Union Sacrée de la Nation « qui était convaincue à tort qu’elle peut régner en maitresse absolue sur tout ce qui peut et doit se décider en RDC grâce à une majorité parlementaire mécanique, obtenue à coup des promesses fallacieuses, car, non issue des élections », doit désormais revoir ses calculs en souscrivant, pour l’intérêt du pays, à la proposition de sortie de crise portée par Martin Fayulu.

Le mardi 15 juin, la plénière de l’Assemblée Nationale a tout simplement rejeté  l’examen du projet de loi d’habilitation du Gouvernement à statuer par ordonnance-loi pendant l’État de siège. Un peu plus tard dans la soirée à la chambre haute, les sénateurs ont refusé, par solidarité, de mettre Augustin Matata Ponyo à la disposition de la justice votant contre la levée des immunités de l’ancien Premier Ministre.

Rachidi Mabandu

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