« Nous voulons éviter cette infiltration au sommet de l’État. Imaginez si on a un Chef de l’État Congolais à 50%, quand il se met à prendre des décisions graves impliquant la RDC et touchant aux intérêts de l’autre pays étranger, il serait partagé. Nous voulons éviter ce conflit d’intérêt en nous assurant que ceux qui vont gérer le pays, sont 100% et exclusivement loyaux à la RDC pour défendre les intérêts du pays et ceux du peuple congolais », telle est la déclaration de Noël Tshiani après le dépôt, ce jeudi 8 juillet 2021, de sa proposition de loi sur la Congolité par le député national Nsingi Pululu, qui a accepté d’endosser la responsabilité de la proposition.
L’initiateur de cette loi précise que sa proposition vient verrouiller l’accès aux fonctions de souveraineté, tout en apportant deux (2) innovations. Parmi les postes qui doivent, selon ce docteur en économie, subir le verrouillage, il y a entre autre celui du Président de la République, du Sénat, de l’Assemblée nationale, haut commandement militaire de l’Armée, haut commandement du commissariat général de la police, hauts magistrats, ministères régaliens (défense, sécurité, affaires étrangères, intérieur, finances, Premier ministre, AG ANR, DGM…).
« Pour toutes ces fonctions de souveraineté, nous estimons qu’il faut qu’elles soient réservées exclusivement aux Congolais nés de père et de mère, pour éviter l’infiltration au sommet de l’État et nous assurer que le destin en ce qui concerne la RDC qu’il est entre les mains des gens qui sont 100% loyaux à la RDC », a argumenté l’ancien candidat à la présidentielle de 2018.
Depuis quelques jours, cette question divise la classe politique congolaise, car pour certains, c’est une façon d’écarter Moïse Katumbi, potentiel challenger de Félix Tshisekedi en 2023.
Hervé Landry Ngoyi





