Désignation du président de la CENI : « C’est un jeu démocratique, il peut y avoir des divergences mais ce qu’il faudrait craindre, c’est la division » (Dodo Kamba chez Mboso)

 

Les confessions religieuses se sont succédées, ce mardi 17 août, au cabinet de Christophe Mboso N’Kodia Pwanga. Après le passage du couple Église protestante du Congo et Conférence épiscopale nationale du Congo (ECC-CENCO), la délégation de six autres confessions religieuses, conduite par le prophète Israël Dodo Kamba, a aussi échangé avec le speaker de la Chambre basse du Parlement, précise une dépêche de l’Assemblée nationale transmise à ACTU7.CD.

Ces échanges ont été axés sur le processus de désignation des animateurs de la CENI.

Au sortir de l’audience, le porte-parole du groupe de six a d’abord tenu à faire une mise au point. «On n’est pas arrivé, depuis tout ce temps, à trouver une solution d’ensemble. Néanmoins, on était déjà sur le point parce qu’une partie a regardé dans une direction, une autre dans l’autre direction. Et ça, je le dis depuis toujours, c’est un jeu démocratique. On n’est pas tous obligés de regarder dans la même direction sur une question. Il peut y avoir de divergences, mais ce qu’il faudrait craindre, c’est la division entre les chefs des confessions religieuses», a-t-il lâché devant la presse.

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Et de renchérir, « Aussi longtemps que nous maintenons l’unité comme dans un corps, nous devons apprendre à respecter les avis partagés ».

Pour lui, comme la CENCO-ECC demande la réouverture des débats, les six confessions religieuses sont disposées à retourner à la table de discussions.

«Lorsqu’on nous demande de revenir sur la question, on n’est pas fâché pour ça, on retourne, on travaille et nous vous rassurons que nous continuerons à donner le meilleur de nous-mêmes pour que nous puissions terminer la question. Et nous sommes sur le point de le faire », rassure-t-il, avant de compléter que : «Quand l’un des nous demande, c’est comme dans un corps, on accepte, mais cela n’a pas rencontré notre préoccupation de départ, mais parce qu’un groupe a demandé, on travaille sur la question. On va arriver à un résultat. Et l’essentiel, c’est le résultat».

À l’en croire, la divergence entre membres fait partie d’un jeu démocratique. «L’opinion souffrira si on en arrive à des conflits entre nous. C’est une richesse que nous soyons d’opinions contraires, cela nous permet de faire jaillir la lumière», a-t-il ajouté par ailleurs.

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Entretemps, l’évêque général relève qu’un seul procès-verbal avait été déposé en son temps et un rapport dans lequel il est écrit qu’un certain nombre de démarches ont été entreprises ensemble mais n’ont pas permis aux confessions religieuses de s’accorder par rapport à un choix qu’elles devaient opérer. Cependant ,les 72 heurs que l’Assemblée nationale avait accordées aux chefs religieux pour aboutir à une désignation consensuelle respire ce mardi 17 Août à minuit.

José Muyaya

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