Le vice-gouverneur policier de la province de l’Ituri s’est exprimé le week-end dernier sur l’évaluation de l’état de siège décrété par le Président de la République dans cette province et celle du Nord-Kivu. Le commissaire divisionnaire Benjamin Alonga a jugé insuffisant le temps écoulé pour ramener la paix.
Pour le vice-gouverneur policier de l’Ituri, il est impensable de croire que les atrocités qui ont débuté plusieurs années avant soient stoppées en seulement trois (3) mois. Le commissaire divisionnaire Alonga Benjamin a également parlé du bilan de ces mois passés à la tête de la province de l’Ituri. Pour lui, les objectifs prioritaires fixés par le gouverneur militaire ont été atteints.
« (…) Ces atrocités qui ont commencé depuis 2017 (…) peut-on les résoudre dans trois (3) mois ? (…) Nous nous efforçons d’instaurer la paix avec les moyens que nous recevons de notre hiérarchie (…) À notre arrivée, le gouverneur avait articulé son programme autour de trois (3) étapes : premièrement instaurer la paix dans la ville de Bunia, deuxièmement rouvrir la route nationale numéro 27 et troisièmement rouvrir l’as route nationale numéro 4. Ce sont des choses faites », a déclaré le commissaire divisionnaire Benjamin Alonga dans des propos parvenus à ACTU7.CD
Malgré l’instauration de l’état de siège, les attaques armées contre les civils n’ont pas cessé. Des attaques contre des véhicules et leurs passagers ont été reportés sur le tronçon Luna-Komanda, paralysant le trafic entre l’Ituri et le Nord-Kivu. Depuis quelques jours, les autorités militaires provinciales ont mis en place des escortes pour protéger les voyageurs et leurs biens.
Andy Kambale Matuku





