Il devra respirer l’air de la prison durant sept (7) ans. Il s’agit du lieutenant Christophe Mungu Atosha. Cette aide du camp du Commandant adjoint chargé des opérations et des renseignements de la première zone de dėfense, a vu le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe sceller son sort le vendredi 3 septembre dernier au terme d’une audience.
Le lieutenant Mungu est reconnu coupable, selon le juge militaire, de violation de consigne générale, notamment en ce qui concerne les secrets de défense.
En clair, l’inculpé avait opté, le jeudi 19 août dernier, pour la divulgation sur les réseaux sociaux, précisément sur WhatsApp, d’une correspondance du Chef d’état-major général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) portant sur l’incursion de l’armée angolaise sur le territoire de la RDC.
L’aide du camp du Commandant adjoint chargé des opérations et des renseignements de la première zone de défense n’a malheureusement pas tenu compte de l’aspect « interne » de cette note, et a préféré la reprendre sur la place publique.
Christophe Mungu Atosha ne purgera pas seulement sa peine de sept (7) année de servitude pénale principale. À cause de sa méconduite, il devra également payer un montant évalué à hauteur de cent cinquante mille francs congolais (150.000 FC) en guise de frais d’instance, à en croire le verdict du Tribunal présidé par le capitaine Magistrat Basabange Mambambu Maguy, rendu à son encontre.
L’avènement des réseaux sociaux a apporté notamment certaines pratiques peu professionnelles. C’est dans presque toutes les institutions étatiques, voire des établissements privés que l’on entend parler de divulgation de secrets internes sur les réseaux sociaux.
Patrick Nguwo





