La cour militaire de l’Ituri vient de condamner le député provincial Hubert Berocan à un an de prison. Au cours du procès en flagrance organisé jusque tard dans la nuit de jeudi 9 septembre 2021, le député provincial élu de Bunia a été reconnu coupable de « rébellion » contre l’état de siège.
Dans son réquisitoire, le ministère public avait retenu quatre (4) griefs contre cet élu, notamment propagation de faux bruits, imputation dommageable, traffic d’influence et rébellion. Ainsi, elle avait requis une peine de trois (3) ans de prison pour Hubert Berocan.
Le député avait été arrêté en marge d’une cérémonie de remise des matériels informatiques à quelques écoles de Bunia. Cette cérémonie se déroulait dans l’enceinte de la division provinciale de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique et présidée par le vice-gouverneur policier de l’Ituri.
Le député qui avait déjà alerté sur un présumé détournement de ces matériels, s’est alors improvisé dans la cérémonie, sans y être invité, et a commencé à compter ces matériels, renseignent plusieurs sources. Une attitude qui, selon le ministère public, a « interrompu le bon déroulement de cette cérémonie ».
Sur les quatre (4) griefs, la cour militaire n’a donc retenu qu’un seul contre le député provincial Hubert Berocan, à savoir « rébellion ». Dans son prononcé, la cour a ordonné son arrestation immédiate. Le député dispose de cinq (5) jours pour faire appel, devant la Haute Cour Militaire.
Depuis l’avènement de l’état de siège, Hubert Berocan est le deuxième député provincial à avoir des démêlés avec la justice. Fin juillet 2021, Jean Bosco Assamba, un autre député provincial élu de Bunia, avait été arrêté puis placé en détention pour avoir qualifié le Président de la République de « menteur ».
Andy Kambale Matuku





