RDC/CENI : Ce qu’il faut savoir sur le parcours de Denis Kadima

L’Assemblée nationale a entériné douze (12 ) sur quinze (15) membres de la nouvelle équipe de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) après l’adoption du rapport de la commission chargée d’examiner les dossiers individuels des candidats.

L’actuel président de la CENI, Denis Kadima est né le 21 septembre 1961 en République Démocratique du Congo (RDC).

Expert en matière électorale, démocratie et bonne gouvernance, il est doté de plus de trente (30) ans d’expérience professionnelle. Il a, à son actif, des compétences « solides » dans les domaines du leadership, la planification stratégique, la conception et la direction des programmes, la levée de fonds (fundraising), la gestion axée sur les résultats, le réseautage, la gestion des ressources humaines et la gestion financière.


De 1987 à 1992, il a été tour à tour chef de service et gérant de succursale à la Banque Commerciale Zaïroise (actuellement RDC) et de 1995 à 1998, il a dirigé le Programme de l’Ashoka Innovateurs pour le Public basé en Afrique du sud.

Le nouveau patron de la Centrale électorale détient un master en sciences politiques et un diplôme post-universitaire en administration des affaires de l’université de Witwatersrand située à Johannesburg, en Afrique du sud (1997 et 1999).

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Ancien directeur du référendum et élections de l’ONU (Organisation des Nations-Unies) au Soudan (juillet 2010 à mars 2011) et conseiller technique principal du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement) en Tunisie (avril à juillet 2011), Denis Kadima est aussi licencié en sciences politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi (1987).

En tant que directeur de l’EISA, il a transformé « avec succès » cette organisation sous-régionale centrée sur l’Afrique australe en une ONG panafricaine et continentale respectée et influente et a développé et mis en œuvre une stratégie de levée de fonds ayant résulté à une augmentation des revenus de 33% en moyenne par an, sur une période de 10 ans. « Le revenu annuel moyen de l’EISA s’est élevé à 12 millions de dollars américains, contribuant à faire de l’Institut la plus grande et la plus influente des ONG africaines œuvrant dans le domaine des élections, de la démocratie et de la gouvernance », souligne-t-il.

En Tunisie où il a occupé le poste de conseiller principal du PNUD en 2011, Dénis Kadima a notamment mis en place et dirigé l’équipe électorale de l’ONU, élaboré des stratégies et plans opérationnels appropriés pour l’organe tunisien de gestion électorale (ISIE) et intégré la dimension genre dans toutes les stratégies opérationnelles.

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Il a également mis en place une division référendaire et électorale intégrée et initié avec succès une diplomatie électorale auprès des États et bailleurs, et obtenu une levée de fonds qui a permis l’augmentation des ressources pour le fonds commun du PNUD au Soudan entre 2010 et 2011.

Sur le plan électoral, Dénis Kadima a dirigé et appuyé plusieurs missions d’observation et d’évaluation d’EISA et autres institutions durant sa carrière professionnelle.

Avec ses 30 ans d’expérience professionnelle dont 21 dans le domaine des élections, de la démocratie et de la bonne gouvernance, il ambitionne d’apporter à la CENI « l’intégrité morale, le professionnalisme, l’impartialité et l’objectivité qui sont vérifiables dans les institutions où il a travaillé ».

Polyglotte, il parle couramment l’Anglais, le Français, le Lingala, le Tshiluba et le Swahili, et a des connaissances de base en Kikongo et Portugais.

C’est bien lui le successeur de Corneille Nangaa à la tête de la Commission Électorale Nationale et Indépendante (CENI) en République démocratique du Congo.

Hervé Landry Ngoyi

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