Le président de Ensemble pour la République, Moïse Katumbi a finalisé sa série de consultations qu’il a initiées à Kinshasa sur les enjeux politiques de l’heure dominés par la polémique autour de la désignation, entérinement et investiture de Denis Kadima Kazadi à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
L’ancien gouverneur de l’ex Katanga a mis à profit son bef séjour dans la capitale congolaise pour échanger avec des partenaires dont l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en poste en RDC, Mike Hammer, des cadres, mouvements, des députés nationaux et d’autres parlementaires membres de Ensemble pour la République, son parti.
Moïse Katumbi dont les résultats de ses consultations n’ont pas filtré est retourné à Lubumbashi, son fief. Dans un communiqué du dimanche 31 octobre, dont une copie est parvenue à ACTU7.CD, Olivier Kamitatu révèle que Moïse Katumbi a prévu de poursuivre ses consultations dans la province du Haut-Katanga où il est basé.
« Tout au long du week-end dernier, le président Moïse Katumbi a eu une première série d’entretiens avec ses alliés politiques ainsi que les élus des groupes parlementaires de sa plateforme et des acteurs de la société civile. Au cours de son séjour dans la capitale, il a également rencontré plusieurs partenaires extérieurs », lit-on dans le communiqué.
Retrait ou non de l’Union sacrée
Ni Moïse Katumbi, ni ses partisans, personne n’a été claire sur ce point. Mais à l’esprit du communiqué signé par son directeur de cabinet et porte-parole, la décision serait prise à l’issue des consultations que le leader de Ensemble pour la République (ER) va poursuivre à Kashobwe, son siège.
Moïse Katumbi a promis d’évaluer sa participation dans l’Union sacrée au lendemain de l’entérinement de Denis Kadima par l’Assemblée Nationale. Selon lui, la procédure a été entachée de beaucoup d’irrégularités, notamment « la corruption, le débauchage, l’achat de conscience » qui ont caractérisé le choix de certains membres de la centrale électorale.
Par ailleurs, ses ailés politiques dont l’UDPS/Tshisekedi ont accusé de leader de ER de négocier sans succès de poste de premier vice-président de la CENI, « pourtant accordé aux transfuges FCC (Front Commun pour le Congo) au regard de leur poids politique ».
Jérémie Ngunga Léman





