Les habitants du village de Lwema dans le secteur de Tanganyika en territoire de Fizi ont vidé leur entité depuis mercredi 26 janvier 2022.
Cette situation est due aux affrontements qui ont opposé le même mercredi dans l’après-midi, les forces loyalistes aux miliciens présumés Maï-Maï au Nord de la ville de Baraka.
Joseph Apolon Musambya, président de la nouvelle société civile de Baraka confie à ACTU7.CD que tout est parti du pillage des bétails à Majaga près de Bibokoboko dans le secteur voisin de Mutambala dans les hauts et moyens plateaux de Fizi.
« L’armée qui a été informé s’est investie à pourchasser ces assaillants. Il s’en ai suivi des échanges des tirs entre les forces armées et ces assaillants. Ce qui suscité la panique. C’est vrai il y a eu des détonations d’armes lourdes et légères et cela a duré longtemps. Ces tirs ont crée la psychose dans le chef des habitants et les a poussé à se déplacer vers Baraka », explique t-il.
Par ailleurs d’autres sources dans la région affirment que certaines localités avaient même été occupées par des miliciens avant l’intervention de l’armée. Un déplacement massif des habitants est signalé dans les villages Masango, Mushembwe, Kayaja, Nabindu, Magunda et Nabikuge.
Le président de la nouvelle société civile de Baraka précise néanmoins que la situation est déjà sous contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à Lweba et appelle les déplacés à regagner leurs habitations.
De son côté, le porte-parole de l’armée dans la région affirme que les forces de défense et de sécurité sont déployés en nombre important. Le Lieutenant Marc Elongo ajoute que l’armée a réussi à prendre contrôle de Lweba où la situation sécuritaire a été perturbée par les miliciens.
Jusque dans l’après-midi de ce jeudi, le bilan de ces affrontements n’est pas encore avancé.
La partie sud de la province du Sud-Kivu demeure le théâtre des affrontements entre groupes armés. Les FARDC interviennent régulièrement pour sécuriser et ramener les vaches de différentes communautés qui sont toujours volées par les miliciens.
Ngaboyeka Pascal, à Bukavu





