La société civile de la chefferie de Babila Babombi, au sud du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, se dit « inquiète » des cas d’enlèvement des personnes par des individus porteurs d’armes non autrement identifiés dans les villages champêtres situés dans les environs de Biakato.
Le cris d’alarme est lancé ce vendredi 20 mai 2022 par Gilbert Kasereka Sivamwenda, coordonnateur de la société civile dans cette entité coutumière. Cet acteur social révèle qu’une femme a été enlevée dans la nuit de jeudi 19 à ce vendredi 20 mai 2022, au village Lelesi, près de Biakato par des personnes dont l’identité n’a pas été révélée.
« (…) Nous alertons les autorités sur la multiplicité des cas d’enlèvement. Une dame du nom de Soki, vendeuse des boissons à Lelesi, a été enlevée dans la nuit de jeudi 19 à vendredi 20 mai par des inconnus (…) À l’espace de trois semaines, nous avons enregistré 4 cas d’enlèvement par les hommes inconnus porteurs d’armes à feu et flèches. Les autorités doivent prendre cette question au sérieux (…) », déclare Gilbert Kasereka Sivamwenda dans des propos recueillis par ACTU7.CD.
Depuis plus de cinq (5) ans, le sud du territoire de Mambasa est devenu le sanctuaire des miliciens Maï-Maï qui fuient pêle-mêle les attaques de l’armée dans les territoires voisins de Beni et Lubero. À ceux-là s’ajoutent des rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF), auteurs des attaques sanglantes et brutales contre plusieurs localités de la région.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





