Dans un communiqué parvenu au média non-aligné ce dimanche dans la soirée, le mouvement du 23 Mars, M23, « accuse les FARDC d’avoir attaqué ses positions à Kavumu, Bikenke et Shangi en collaboration avec les Forces Démocratiques pour la libération du Rwanda, FDLR.
« Ce matin vers 3h30, une centaine des combattants FDLR-FOCA et FDLR-RUD se camouflant sous
l’identité congolaise de APCLS et CMC-FDP venus en renfort aux FARDC, ont lancé une attaque contre les positions du M23 à KAVUMU, BIKENKE et SHANGI », lit-on dans ce document.
Et de poursuivre, « après leur mis en échec, les militaires des FARDC se sont réfugiés dans la base de la MONUSCO laissant seuls au front les combattants FDLR.
Il a fallu attendre quelques minutes pour se rendre compte que la fuite des FARDC n’avait rien d’anodin, il s’agissait d’une stratégie pour forcer la main aux soldats de la MONUSCO pour intervenir dans les combats en appui aux combattants FDLR sur la ligne de front ».
« En ce moment, les combattants FDLR appuyés par les forces de la MONUSCO sont aux prises avec nos forces à KAVUMU et à SHANGI.
La Direction du M23 regrette cette entrée en guerre forcée de la MONUSCO et appelle les responsables de la MONUSCO à faire recours à la procédure de Vetting et Conditionnalité pour éviter de continuer à apporter leur appui aux génocidaires rwandais dont les motivations sont connues de tous », écrit Willy Ngoma, porte-parole du M23 qui signe ce communiqué.
Il rappelle cependant, que « dans nos précédents communiqués, nous avons eu à révéler les alliances à contre-nature
fomentées par les FARDC avec les combattants des groupes armés dont les FDLR, APCLS, CMCFDP pour combattre le M23 ». « Nous avions également fait mention de la promesse de l’appui de la MONUSCO garantie par les FARDC auxdits combattants. Cette alliance avait été reconnue, dénoncée et condamnée par le Chef de l’Etat Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO lors du Forum sur l’Ethique de FARDC tenu à Kinshasa du 12 au13 mai 2022 », conclut-il.
Rédaction





