Le président de la chambre basse de la République Démocratique du Congo, Christopher Mboso N’kodia n’est pas du tout d’accord avec son collègue du Sénat Modeste Bahati Lukwebo qui lui a transmis le nom du candidat juge à la cour constitutionnelle.
Dans une note, Mboso estime que « cette démarche va à l’encontre de la constitution et du règlement intérieur » de leur institution.
« Je tiens de prime abord à attirer votre attention sur le fait que la résolution que vous me transmettez a été prise en violation flagrante non seulement des dispositions de l’article 158, alinéa 1er de la constitution de la République, mais aussi et surtout de l’article 42 du règlement intérieur du congrès, seule instance parlementaire appelée à trancher sur cette question », a-t-il réagi.
Et d’enchérir : « c’est d’ailleurs dans cette optique qu’à la suite de l’instruction du Président de la République, Chef de l’Etat, parvenue à nos deux Chambres, le 13 mai courant, nos deux bureaux se sont réunis le 19 mai 2022 et convenus de commun accord de la tenue du Congrès en date du 23 mai 2022. Cependant, force est de constater que vous retenez par devers la décision ainsi que le communiqué conjoint, tous deux relatifs à la convocation dudit Congrès, sans aucune explication compréhensible ni une quelconque raison convaincante ».
Le Processus devant aboutir au remplacement du Juge de la cour constitutionnelle décédé, semble diviser les deux présidents de la deuxième institution de la République (Parlement). Revendiquant le droit de sa chambre sur la désignation de ce juge, Modeste Bahati a évoqué notamment la raison selon laquelle le Juge décidé était avant sénateur avant d’être promu à la cour constitutionnelle.
José Muyaya





