Ituri : Accusée de spoliation de 2 sites miniers, la société Kimya Mining « appelle la famille régnante de Bafwakoa à régler ses problèmes internes sans chercher de bouc émissaire »

 

Accusée par la famille régnante d’avoir spolié deux (2) sites miniers dans le groupement Bafwakoa, dans la chefferie de Bandaka, à l’ouest du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, la société minière Kimya Mining vient d’apporter un démenti à cette allégation.


Dans une déclaration officielle remise à la presse ce samedi 11 juin 2022, le chargé du suivi du cahier des charges de Kimya Mining « réfute toutes ces allégations proférées à son égard par la famille régnante du groupement Bafwakoa en complicité avec la Coopérative Minière d’exploitation Artisanale au Congo (COOMEAC). Célestin Bofoya révèle que les « deux (2) concessions minières citées dans ladite déclaration se trouvent bel et bien dans l’espace attribué à Kimia Mining par les autorités de tutelle ».

« (…) Avant le déploiement de ses engins, Kimia Mining s’était déjà attendue avec la communauté locale (…)Kimia Mining appelle la famille régnante de Bafwakoa de faire asseoir ses fils et filles autour d’une table afin de régler leur différends sans chercher de bouc émissaire », déclare le charge du suivi de cahiers de charge de Kimya Mining dans ce document dont une copie est parvenue à ACTU7.CD.



S’agissant des greffiers du Tribunal de Grande Instance venus de Bunia pour déguerpir cette société de ces deux (2) sites miniers disputés, la société Kimia Mining « déclare qu’elle propriétaire d’un permis qui couvre lesdites concessions ». Rappelant que « nous vivons dans un pays où règne la loi », la société Kimia Mining demande à ses détracteurs de « passer (…)au bureau provincial des mines avant d’effectuer une quelconque descente sur terrain ».

La famille régnante du groupement Bafwakoa, dans la chefferie de Bandaka, accuse la société Kimia Mining de déployer ses engins, sans aucun accord, dans deux (2) sites miniers situées dans cette entité coutumière. Ces deux (2) carrés miniers sont interdits d’accès aux autochtones.

Andy Kambale Matuku, à Mambasa

 

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