Au cours de la réunion du conseil des ministres tenue vendredi 15 juillet 2022, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est dit « inquiet » par la prolifération, au mépris de la réglementation en la matière, des stations-services dans la ville de Kinshasa.
A en croire le compte-rendu dudit conseil, Félix Tshisekedi a chargé ses ministres concernés par cette question à présenter un état de lieu et des propositions concrètes pour mettre les populations en sécurité par rapport aux catastrophes pouvant résulter de ces installations.
« (…) Face à cette menace qui pèse sur la sécurité de nos compatriotes et dans le souci de prévenir des situations désastreuses, le Ministre des Hydrocarbures et les autres membres du Gouvernement concernés par cette question ont été chargés de présenter prochainement un état des lieux ainsi que des propositions des mesures afin de s’assurer que les opérateurs économiques évoluant dans ce secteur respectent les normes établies et que les données y relatives soient bien tenues (…) », écrit Patrick Muyaya, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi souhaite faire le point sur « les circuits financiers ainsi que les ramifications générées par cette activité au vu de sa prolifération sur tout le territoire national ».
« (…) Bien qu’une demande soutenue en carburant puisse servir de justification concernant l’apparition d’un nombre important de ces infrastructures, il s’avère
que cette activité se retrouve souvent au cœur des dispositifs d’ingénierie financière illicite et qui peuvent, dans le pire de cas, servir de source de financement au terrorisme », lit-on dans le compte-rendu du conseil des ministres dont une copie est parvenue à ACTU7.CD.
Les services du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières ont été chargés par le Président de la République de « faire la lumière, toutes affaires cessantes, sur les ramifications éventuelles de cette activité économique aux conséquences potentiellement néfastes pour la sureté nationale ».
Andy Kambale Matuku





