RDC : L’ONU confirme le soutien du Rwanda aux terroristes du M-23

 

Enfin, la vérité a éclaté au grand jour. Longtemps muettes et aphones face aux preuves de l’implication de Kigali dans les troubles qui secouent l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), les Nations Unies viennent de reconnaître le soutien du pays de Paul Kagame au mouvement terroriste du 23 mars (M-23).


D’après le rapport des experts de l’ONU consulté par l’Agence France Presse (AFP) et cité par plusieurs médias internationaux, « l’armée rwandaise aurait bien été présente et serait bien intervenue sur le sol congolais ces derniers mois, contre des mouvements armés, mais également en soutien d’autres groupes comme le M23 ».

Toujours selon le même document, les troupes de Kigali ont « notamment lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des forces armées congolaises », et ce depuis novembre 2021.



Les enquêteurs de l’ONU révèlent que le voisin rwandais a  » fourni des renforts de troupes au M23 pour des opérations spécifiques » dans l’objectif de « s’emparer de villes et zones stratégiques ». Ils en veulent pour preuve la prise, le 13 juin, par le M-23, de la cité frontalière de Bunagana (Rutshuru).

Par ailleurs, les Nations Unies révèlent que quelques jours avant l’attaque de Bunagana, la base militaire de Rumangabo a été attaquée par les rebelles du M-23 appuyés par l’armée rwandaise.

« Des colonnes rwandaises de 900 à 1000 hommes ont coupé la RN12 pendant des jours et attaqué, puis délogé les FARDC de leurs positions », affirment les enquêteurs des Nations Unies qui pointent également les opérations militaires menées entre mai et juin par environs trois cents soldats rwandais sur le sol congolais contre deux (2) groupes armés d’origine rwandaise.

Ce rapport des Nations Unies intervient pendant que la mission de l’ONU en RDC est au coeur d’une vaste contestation au sein de l’opinion publique congolaise. Jugée inefficace et incapable de combattre les groupes armés, la MONUSCO a fait face à une série des manifestations dans les villes de Goma, Beni et Butembo. Au mois trente (30) personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées dans ces manifestations.

Andy Kambale Matuku

 

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