Violences en Ituri : Le Gouverneur militaire dénonce « les agissements hypocrites de la milice Zaïre sous influence d’un chef coutumier »

Le chef de la chefferie de Bahema Banywagi et ancien chef rebelle Yves Kahwa Kpanga Mandro, est à la base des attaques menées par les groupe Zaïre, ces derniers jours, dans le territoire de Djugu, au nord de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

L’affirmation est du Gouverneur militaire de la province de l’Ituri. Au cours d’une communication faite à la presse mardi 9 août 2022, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama s’est dit « surpris de voir une milice qui disait protéger les victimes commettre les attaques contre les autres communautés ». Il pointe la responsabilité du Chef de la chefferie de Bahema Banywagi, aujourd’hui introuvable. Cette autorité coutumière « parle de la balkanisation », déplore l’autorité provinciale.

« (…) Nous sommes étonnés que le seul groupe qui n’a pas signé un acte d’engagement, à l’heure que nous sommes en pourparlers avec la communauté (…) le groupe qui dit que voilà il est en train d’aider, protéger les victimes (…) commence à attaquer (…) aller vers les autres communautés pour tuer (…) Nous avons l’information, il s’agit de Kahwa Mandro, chef de Bahema Banywagi, qui a fui et il est en train de recruter pour des motifs qu’il connaît et que tout le monde connaît aujourd’hui parce qu’il parle de la balkanisation. C’est ça le grand problème que nous avons (…) », a déclaré le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama devant la presse.

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Le Gouverneur militaire de l’Ituri a également révélé que ce chef coutumier est « aidé par certains députés provinciaux » dont les identités seront rendues publiques dans les prochains jours. Par ailleurs, d’autres députés provinciaux « manipuleraient les miliciens en les rendant réfractaires au processus de paix » dans lequel certains groupes armés se sont engagés.

Au cours d’une attaque surprise au village Damas dans le territoire de Djugu, au moins vingt (20) civils étaient tués le week-end dernier par les présumés combattants de la milice Zaïre.

Andy Kambale Matuku

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