La menace d’une nouvelle explosion pèse encore sur Kasindi, cité frontalière à l’Ouganda. C’est le porte-parole des opérations Sokola I grand Nord, dans la province du Nord-Kivu, qui l’a fait savoir après avoir accompagné, ce lundi 16 janvier 2023, le Gouverneur militaire dans la région où le chaos a été semé dimanche.
Revenant d’abord sur l’évolution du bilan de ce drame revu à quatorze (14) décès et soixante-trois (63) blessés, le capitaine Antony Mualushayi renseigne que l’armée s’emploie à rechercher d’autres engins explosifs pour notamment les désamorcer.
« La menace n’est pas totalement écartée parce que, selon les renseignements à notre portée, il y a encore des bombes qui sont dans cette ville. Et nous sommes en train de faire tout le possible pour non seulement les détecter, mais aussi faire en sorte que cela n’explose pas », a épinglé Antony Mualushayi dans des propos parvenus à ACTU7.CD.
Cet officier de l’armée a saisi l’occasion pour demander à la population de se réserver de s’approcher de tout objet « suspect ».
« Les bombes de fabrication locale aujourd’hui peuvent être semblables à des objets que nous manipulons facilement. Donc il ne faut pas toucher ni s’approcher de tout ce qui est suspect, mieux vaut alerter les services de sécurité », conseille-t-il.
Un kamikaze parmi les blessés
Les enquêtes ont d’ores et déjà été amorcées pour clarifier les circonstances de cet attentat à la bombe attribué aux rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF) et, ensuite, établir les responsabilités. Déjà dimanche soir, un sujet kényan a été arrêté après avoir été suspecté par les services de sécurité d’être impliqué dans ce drame.
Le capitaine Antony Mualushayi rapporte que, parmi les blessés, figure un kamikaze en état critique.
« Hormis celui que nous avons arrêté hier (dimanche), nous avons aujourd’hui détecté, parmi les blessés, un kamikaze dont l’état de santé est vraiment en danger. Nous prions le bon Dieu pour qu’Il le garde encore pour qu’il nous donne les informations sûres que nous cherchons », indique-t-il.
Dans le cadre de mêmes enquêtes, des interpellations avaient déjà démarré. Dans le lot, l’on note entre autres les membres de l’Église de la 8è CEPAC où s’est produit l’incident, mais aussi certains citoyens jugés suspects. Mais déjà, des mesures sécuritaires ont été renforcées à Kasindi.
« Nous avons renforcé l’effectif militaire, et aussi nous avons pris d’autres mesures sécuritaires que nous ne pouvons pas divulguer dans les médias. Cependant, nous avons associé la population dans tout ce que nous faisons pourvu qu’on collabore très bien et qu’on détecte ceux qui sont encore dans la société », annoncé le porte-parole de l’armée dans la région.
Les blessés et les membres de familles éplorées ont reçu une assistance du Gouverneur militaire du Nord-Kivu Constant Ndima Kongba.
Patrick Nguwo





