C’est depuis plusieurs semaines que les violences ont baissé, mieux ont disparu dans la région de Kwamouth, l’un des territoires de la province du Maï-Ndombe frappé, durant plusieurs mois, par le conflit intercommunautaire entre les Teke et les Yaka. Mais depuis, les activités socioéconomiques peinent à redémarrer.
À en croire Martin Suta, vice-président de la société civile de Kwamouth, contacté par ACTU7.CD, la vie reprend peu à peu plutôt à sept (7) kilomètres de cette région, avec notamment les travaux champêtres.
« Les activités n’ont pas encore totalement repris. Ce qui est vrai, aux environs de sept kilomètres de Kwamouth, tout est bon, mais au-delà de cela, non, on n’a pas encore vraiment repris », renseigne Martin Suta dans un entretien avec le média non-aligné.
Cet acteur de la société civile décrie une sorte de « méfiance » que la population éprouve pour reprendre le cours normal de la vie. « D’ailleurs, ce sont les policiers qui font avancer la population », fait-il noter avant d’affirmer que « les policiers sont encore en train de calmer la tension de ceux sont encore dans la forêt ».
Pendant ce temps, les deux (2) communautés en conflit se regardent encore en chien de faïence.
« Entre les deux parties, il y a la crainte. Les assaillants (Yaka, ndlr) sillonnent avec les armes, parfois avec les machettes craignant l’arrivée des Teke. Les Teke aussi, à leur tour, craignent d’entrer dans la forêt », souligne le vice-président de la société civile de Kwamouth.
Ce conflit intercommunautaire a causé la mort de plus de cent quatre-vingts (180) personnes et plusieurs déplacés depuis mi-2022. Ce même conflit s’était exporté à Kinshasa où l’on a recensé au moins douze (12) décès à Maluku. Les provinces de Kwilu et Kwango ont aussi été touchées par le conflit Teke et Yaka.
Les autorités du pays ont parlé d’une « main noire » qui serait derrière ce dossier. Le Cardinal Fridolin Ambongo a indiqué, pour sa part, que cette « main noire » commanditait ces faits depuis Kinshasa. Jusque-là aucune information n’est disponible sur la nature de cette main noire.
Patrick Nguwo





