Goma : La LUCHA exige « la libération immédiate » de ses « 11 militants détenus à l’auditorat militaire »

 

Le mouvement citoyen LUCHA, Lutte pour le Changement, dit continuer de se battre pour les droits humains et la justice sociale en République Démocratique du Congo. Dans cette optique, il lance un appel pressant à la libération de 11 de ses membres actuellement détenus à Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Dans une déclaration rendue publique lundi, la LUCHA affirme que ces 11 militants, dont deux femmes, « ont été arrêtés de manière brutale le 24 août 2023 lors d’une manifestation pacifique qui avait pour but de dénoncer le monnayage et les retards dans la délivrance des duplicatas des cartes d’électeurs illisibles ». “Malgré le respect des procédures légales en annonçant la manifestation aux autorités locales, les membres de LUCHA ont été transférés à l’auditorat militaire de garnison de Goma où ils sont actuellement emprisonnés dans des conditions éprouvantes », dénonce le mouvement.

Accusés de rébellion en vertu de l’article 135 du code pénal congolais, ces militants risquent une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison chacun. « Cette détention arbitraire et cette accusation portée contre eux sont un affront aux droits humains et aux principes démocratiques », note ce communiqué.

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Selon le mouvement, « ces arrestations s’inscrivent dans le contexte plus large de la répression croissante dans la région du Nord-Kivu depuis l’instauration de l’état de siège. Au lieu de se concentrer sur la lutte contre les groupes armés et d’assurer la sécurité des habitants, les autorités utilisent cet état de siège comme prétexte pour réprimer ceux qui osent critiquer l’inefficacité des mesures prises par les dirigeants locaux », déclare la Lucha.

Face à cette situation, cette structure exprime « sa ferme désapprobation et demande la libération immédiate et inconditionnelle de ses camarades détenus à Goma ». Elle appelle également les acteurs de l’état de siège à mettre fin à la répression visant les voix critiques et à prendre en compte les aspirations légitimes pour la levée de cette mesure exceptionnelle.

La LUCHA exhorte enfin les autorités nationales à écouter les appels sans équivoque des populations du Nord-Kivu et de l’Ituri lors de la récente table ronde et à mettre un terme à l’état de siège.

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David Lupemba

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