Beni : Accusé d’avoir créé une milice, Alain Siwako évoque un « conflit privé » entre lui et le capitaine Antony Mualushayi

Les torchons brûlent ces derniers jours entre le secteur opérationnel Sokola un grand Nord et Alain Siwako, candidat député provincial dans la circonscription électorale de Beni/Territoire (Nord-Kivu).

Accusé, d’après la récente communication du porte-parole des opérations Sokola un grand Nord, d’avoir créé une milice dans la commune de Mangina, cet homme politique n’a pas tardé à réagir. Dans une sortie médiatique ce samedi 6 janvier, Alain Siwako rejette en bloc toutes les accusations portées contre sa personne. Il parle plutôt d’un « conflit privé » entre lui et le porte-parole des FARDC dans le grand Nord, le capitaine Anthony Mualushayi Mbombo.

‹‹ Nous avons lu beaucoup de fourberies sur les WhatsApp, beaucoup de mensonges, beaucoup de manipulations de l’opinion parce que seulement on veut la tête de tel, on veut sacrifier tel, on veut se régler des comptes à tel. Je pense que ce n’est pas du professionnalisme. Moi personnellement, Alain Siwako, j’ai un conflit privé avec le porte-parole des FARDC, monsieur Antony Mualushayi. Si vous allez voir ses sorties, il ne fait que me charger chaque jour innocemment sans aucune preuve ››, s’étonne ce candidat député.

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Alain Siwako dit faire confiance aux services de sécurité qui, selon lui, feront montre de la sagesse dans le traitement de ce dossier.

‹‹ (…) Il sera très content quand il apprendra qu’on a mis la main sur Alain Siwako et Alain Siwako est en prison. C’est ça son objectif. Alors moi, je suis en train de compter sur la sagesse parce que le service de sécurité sont gérés par les élites, des hommes sages, des hommes intelligents qui savent faire les analyses. Je pense qu’ils ne vont pas tomber dans cette fourberie, un conflit privé qu’on veut emmener dans le cadre sécuritaire ››, estime-t-il.

Par ailleurs, celui-ci pointe du doigt centains hommes politiques qui instrumenteraient le speaker des FARDC.

Au jour le jour, cette discorde affecte la communauté. La journée de ce samedi, des journalistes et techniciens travaillant à la Radio Communautaire de Mangina, propre à ce candidat député, ont été arrêtés par les services de sécurité. Il s’agit notamment de Yves Romaric Baraka, Shukurani Maghetse et des techniciens Gladess Kiro et Daniel Mayani. Ils ont été capturés à leur milieu de travail alors que les jeunes s’en prennaient aux agents de l’ordre dans cette entité.

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JC Mbafumoja, à Beni

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