Beni : Au moins 9 morts dont un étudiant dans des accrochages entre l’armée et une milice à Mangina

 

La commune rurale de Mangina, située à l’ouest de la ville de Beni au Nord-Kivu, s’est réveillée sous le choc des miliciens Maï-Maï et des militaires FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) ce lundi 8 janvier 2024. Depuis les premières heures matinales jusqu’à tard dans l’après-midi, les crépitements des balles chantaient l’hymne de la mort aux environs comme à l’intérieur de cette entité, affirment des sources locales.

La nouvelle est rapportée par plusieurs sources dont celles proches des militaires FARDC. Selon l’armée, six (6) miliciens ont été neutralisés lors des affrontements au côté de trois (3) militaires FARDC tombés sur le champ de bataille.

La société civile locale confirme également cette information. Vunyatsi Muongozi, son président, renseigne que certains ont même été tués à leur lieu de travail ne faisant même pas partis des belligérants.


‹‹ Nous nous sommes réveillés sous le choc. Les crépitements des balles se font entendre ici à Mangina. D’après nos informations, les militaires ont manifesté leur mécontentement, mais on ne sait pas pourquoi. La situation s’est dégradé davantage, on apprend que les gens viennent d’être criblés de balles. Imaginez, 6 civils tués dont un étudiant à l’IBTP/Butembo Grâce Lutswamba. En vacances ici, au chantier où ils crépissaient une maison, on lui a tiré à bout portant, un autre papa, alors qu’il étalait sa farine des maniocs, il vient aussi d’être tué par balle. Le garçon suivant a été tué même devant ses parents. Ailleurs, ils ont même ouvert les portes et tué les particuliers ››, s’étonne notre source.

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La société civile appelle à l’interpellation des chefs militaires basés à Mangina, impliqués dans cette affaire. Alors que l’armée accuse les miliciens Maï-Maï d’être auteurs de ce nouveau crime, la société civile accuse blanc sur noir les militaires FARDC.

Quelques jours avant ce crime, le porte-parole des FARDC dans le grand Nord, le capitaine Anthony Mualushayi accusait, dans ses sorties médiatiques, un député sur place d’avoir créé une milice. À son tour, l’homme politique pointé du doigt a évoqué un « conflit privé » entre lui et le speaker des FARDC.

JC Mbafumoja, à Beni

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