Beni – Discorde entre FARDC et Maï-Maï à Mangina : Déjà 22 morts dont les innocents en un mois, un candidat député pointé du doigt

 

Une mésentente entre les militaires FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et les miliciens Maï-Maï, selon le secteur opérationnel Sokola un grand Nord, a causé plusieurs victimes dans la commune de Mangina, territoire de Beni au Nord-Kivu.

Au moins vingt-deux (22) personnes ont péri dont les civils innocents, des militaires FARDC ainsi que certains de ces miliciens, « créées par le député Alain Siwako », d’après le porte-parole de l’armée dans la zone.

Ce chiffre, qui prend souche à partir du 16 décembre 2023, a été livré par le capitaine Anthony Mualushayi Mbombo, dans une communication à la presse ce mardi 9 janvier 2024. Il parle de six (6) éléments FARDC tués par ces Maï-Maï, des six (6) civils qui ont péri lors des tirs aveugles au cours des affrontements ainsi que de dix (10) inciviques Maï-Maï neutralisés par les FARDC.

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La source de toutes ces victimes, précise le capitaine Anthony Mualushayi, est un meeting tenu le 16 décembre 2023 au rond-point Massacre de cette commune par le député provincial Alain Siwako au cours duquel ce parlementaire aurait appelé la population à braver la peur et à se prendre en charge, car, d’après lui, il n’y a pas des ADF (Forces Démocratiques Alliées) à Mangina.

‹‹ (…) Ceux qui tuent sont des hommes habillés en nouvelles tenues dotées récemment aux FARDC››, avait-il dit, allusion faite aux militaires FARDC qui viennent de changer de tenue, selon l’interprétation du secteur opérationnel Sokola un grand Nord.

Toujours dans sa campagne électorale, ajoute la bouche autorisée des FARDC, le député Alain Siwako avait précisé que les égorgeurs de la population viennent du camp de Lukaya, message qu’il a même diffusé au cours de l’émission “La Révélation du Peuple” à la radio communautaire de Mangina.

C’est par après qu’un élément de l’armée se verra assassiné et son arme emportée le 17 décembre dernier.

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Les attaques se sont poursuivies, se soldant toujours par des morts soit dans le rang de l’armée ou des civils. C’est le 8 janvier 2024 que la guerre a ouvertement éclaté entre les deux (2) parties prenantes.

C’est ainsi que les militaires FARDC vont neutraliser dix (10) de ces miliciens. Le même jour, six (6) civils innocents ont perdu la vie par des tirs aveugles, selon toujours la même source.

Pendant que la justice se charge du dossier du candidat député précité pour « incitation des jeunes à prendre les armes », l’armée rappelle la population que « les vrais Wazalendo sont ceux qui ne considèrent jamais l’armée comme ennemis, ils ne s’attaquent jamais aux FARDC », chute la dépêche exploitée par le média en ligne non-aligné portant la signature du capitaine Anthony Mualushayi.

JC Mbafumoja, à Beni

 

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