Sénatoriales au Sankuru : La Société civile accuse Jules Lodi Enongo d’avoir « menti sur son âge » et exige son invalidation par la Cour Constitutionnelle

 

Au moment où la Cour Constitutionnelle examine les contentieux électoraux au niveau des élections des gouverneurs et des sénateurs qui ont eu lieu en République Démocratique du Congo (RDC), le 28 avril dernier, la société civile du Sankuru hausse le ton et dénonce ce qu’elle qualifie de « mensonge, tromperie et tripatouillage d’âge » dans le chef du sénateur Jules Lodi Enongo, nouvellement élu.

Selon cette société civile, des sources concordantes et bien informées attestent que le sénateur Jules Lodi Enongo a pris le luxe de tromper sur son âge exact de naissance pour se faire proclamer élu sénateur au détriment de Mr Badjembe Okanda David, souillant ainsi la province d’origine du héros national Patrice Lumumba d’heureuse mémoire.

« Né tantôt le 25 octobre 1977 d’après l’attestation numéro JUST.30/DCC/0644/2007 tenant lieu de certificat de nationalité congolaise, le 25 octobre 1977 par son passeport numéro OB 05887287COD7710252M1901265 lui délivré le 27 janvier 2014. Tantôt le même 25 octobre 1977 par son certificat de bonne conduite vie et mœurs et de civisme de la commune de Kintambo du 04 octobre 2012, mais curieusement inscrit à la CENI comme étant né le 25 octobre 1975 », démontre cette notabilité.

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Elle estime qu’en droit, la fraude corrompt tout (Fraus Omnia Corumpit).

« Tout ce qui a été obtenu par la fraude tombe tel un château de carte. Par conséquent, la Cour Constitutionnelle se devra d’annuler son élection et déclaré Badjembe David comme sénateur élu », ajoute la société civile locale.

La victime de cette « imposture » qui, par requête motivée et argumentée, avait saisi la Cour Constitutionnelle à cet effet, a oui dire que le procureur général a, par son avis, déclaré ladite requête recevable et non fondée. Là où le bât blesse, c’est de constater qu’un seul individu puisse détenir lui-même différentes dates de naissance.

Pour ces acteurs de la société civile, la Cour constitutionnelle, étant le dernier rempart des institutions judiciaires en RDC se devrait de prendre toutes les dispositions pour investiguer sur les allégations et les argumentaires avancés par la partie récurrente au lieu de se cramponner sur un avis qui n’a aucun soubassement légal.

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« C’est comme cela que l’honneur de la Cour Constitutionnelle est jetté en pâture par la plupart des congolais », déplorent-ils.

P.O

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