Guerre dans l’Est : La société civile pointe la prolifération des Wazalendo, les actes de délinquance et la désinformation

 

La partie nord de la province du Nord-Kivu actuellement face à plusieurs formes d’insécurité. En plus de la menace des rebelles du M23-RDF, qui ont dernièrement pris le contrôle de plusieurs localités du territoire de Lubero, et celle des rebelles ougandais des ADF (Force Démocratique Alliée) qui, à leur tour, endeuillent depuis plus de neuf (9) ans maintenant cette partie de la province du Nord-Kivu, une autre forme d’insécurité a vu le jour.

Il s’agit de la naissance de différents groupes armés locaux qui se collent tous le titre des Wazalendo. Ils sont actifs notamment dans le groupement des Baswagha-Madiwe (Beni) et dans le secteur des Bapere (Lubero), deux (2) entités voisines.

Des sources concordantes dans la région font état de l’infiltration de certains de ces mouvements. La société civile présume qu’il y aurait même certains qui travailleraient au compte de l’ennemi, ce qui laisse croire qu’il existe sûrement de vrais faux Wazalendo.


Reconnaissant cette crise, le nouveau commandant des opérations Sokola un grand Nord avait, dans ses récents meeting, annoncé l’enregistrement de ces derniers pour éviter les confusions. Il affirmait que les Wazalendo doivent laisser l’apanage de la traque des rebelles ADF aux FARDC et devraient plutôt se joindre aux militaires sur la ligne des fronts contre le M23-RDF. Dans tous les cas, il est toujours difficile pour la population de les identifier.

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Un autre mouvement des faux Wazalendo est celui des « jeunes escrocs ». Ces derniers éparpillent des messages ça et là via leurs téléphones portables demandant de l’appui financier. Leurs cibles sont notamment les députés, hommes d’affaires…

Les réseaux sociaux, élément moteur de la désinformation

Depuis la prise de la cité de Kanyabayonga, dans le territoire de Lubero, la désinformation a pris une allure inquiétante dans la communauté.

À chaque minute qui passe, il y a des fausses informations qui circulent sur des plateformes numériques démoralisant ainsi la paisible population, selon la société civile du territoire de Beni.

Se confiant à une radio de la place, le premier vice-président de cette structure citoyenne s’inquiète du fait que même les intellectuels se livrent dans cette pratique. Décourageant cette situation, il a appelé les uns et les autres à beaucoup plus de vigilance face aux rumeurs qui circulent dans la communauté.

Conséquences, le samedi 29 juin 2024, un hôtel de la ville de Butembo a été saccagé par la population. Ce jour-là, des informations circulaient faisant état de la présence des complices des rebelles du M23-RDF dans cette maison d’accueil. Pendant leur forfait, les insurgés avaient même emporté des motos des particuliers en stationnement.

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La délinquance, un autre défis à relever

À en croire la société civile noyau d’Oïcha, dans le territoire de Beni en général, la délinquance juvénile a pris une allure inquiétante. Outre les jeunes, il y a également des vieux qui n’ont plus le temps de réfléchir sur leur sécurité.

Si les uns se livrent à la prise d’alcool et toute catégorie des drogues matin, midi et soir, les autres sont dans la débauche. Il est souvent 6 heures du matin lorsqu’un bon nombre des « soulards » sont déjà visibles dans les rues et avenues. Isaac Kavalami, président de la société civile noyau d’Oïcha, s’est, depuis un bon moment, engagé dans la sensibilisation contre ce phénomène, car dit-il, les gens sont dans les bruits pourtant le pays est menacé.

Chaque nuit dans des hôtels ou buvettes, l’on aperçoit tard dans la soirée des personnes dont les mineures autour de l’opium, chose qui n’a pas sa place dans un milieu en guerre, selon les autorités.

JC Mbafumoja, à Oïcha/Beni

 

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