Une pratique de profanation des tombes s’observe depuis quelques jours au Cimetière de Bakwanga, situé dans la commune de Bipemba, dans la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental.
Selon un résidant du coin qui s’est confié à ACTU7.CD ce mardi 30 juillet 2024, les autochtones Bakwanga se livrent à la démolition des tombes déjà construites, et extraient les ferons ainsi que les briques, pour s’en servir à des fins personnelles. Il indique qu’avec cette pratique, certains corps inertes sont laissés à la vue de tout le monde, exposés au soleil, au risque de propager des maladies dans le chef de la population riveraine.
« Parlez quand-même sur la situation du cimetière de Bakwanga. Là-bas, les Bakwanga démolissent les tombes, laissent les corps sous le soleil, afin de se servir des ferons et briques avec lesquels on a construit ces tombes », a confié Moïse Mutoyi, à son retour du cimetière de Bakwanga où il enterrait un membre de sa famille.
Ce citoyen appelle les autorités compétentes à s’impliquer, pour identifier les auteurs de cet acte odieux et garantir le respect de morts.
« Je demande aux autorités de regarder ce problème d’un œil vigilant pour ne pas arriver au pire. Nos morts ne sont pas respectés par ces gens », a-t-il poursuivi.
Cette pratique soulève autant de questions sur le respect accordé aux morts depuis des temps. Mais seulement, Il est illogique que ce cimetière sécurisé par des gardes connaissent pareil traitement de la part des autochtones, sans être inquiétés.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





