Les écoles publiques ouvriront-elles leurs portes cette année scolaire au Kasaï-Oriental ? C’est une question que d’aucuns se posent, mais, sans réponse. C’est dans cette perspective que le Comité provincial du Syndicat des Enseignants du Congo (Syeco) prévoit une assemblée générale préparatoire de la rentrée scolaire 2024-2025, ce mardi 17 septembre 2024 à Mbuji-Mayi, dans la province est-kasaienne.
L’objectif est de décider si les élèves vont reprendre ou non les cours cette année, mais surtout évaluer les promesses du gouvernement central à l’égard des enseignants non encore matérialisées.
Dans un communiqué consulté ce lundi 16 septembre 2024 par le média en ligne non-aligné, le Syeco déplore le fait que le gouvernement brille par des promesses qui s’avèrent plus tard dilatoires, évoquant les résolutions des accords de Bibua et Mbwela.
Si leurs revendications ne seront pas prises en compte, les enseignants disent ne pas reprendre les cours, peu importe les conséquences que cela apportera à l’éducation de l’enfant. Ils sont par ailleurs d’accord que le gouvernement ajoute la somme de 50 mille francs congolais sur leur salaire mensuel, mais ne veulent surtout pas que cela soit projeté dans l’avenir.
Pendant que les écoles privées fonctionnent depuis le 2 septembre 2024, les élèves des écoles publiques sont toujours chez eux, à la suite d’une grève déclenchée par leurs enseignants, réclamant la majoration de leurs salaires et l’amélioration des conditions de vie du personnel enseignant.
Cette situation perturbe le calendrier scolaire 2024-2025 établi par le ministère de l’éducation nationale et prive les enfants d’un programme riche en enseignement. Plus le temps passe, les élèves s’impatientent aussi à retrouver le chemin de l’école, pendant que les autorités scolaires publiques attendent une réaction positive de la part du gouvernement pour toucher à la craie.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





