Les déplacés de guerre, jadis cantonnés dans les salles de classes de différentes écoles de la commune d’Oïcha, ont finalement libéré ces milieux éducatifs. C’est depuis les dernières semaines du mois passé qu’ils ont plié bagages, ce, après plusieurs années de querelles avec les porteurs de bleu et blanc qui leur reprochaient de ne pas faire montre d’hygiène.
Ce lundi 23 septembre 2024, jour de la rentrée scolaire effective dans le territoire de Beni, les élèves et écoliers sont contents de retrouver leurs salles inoccupées. Il s’agit de ceux de l’institut Balolu, Mabalako, le Complexe scolaire Mukakira ainsi que des écoles primaires Mwangaza et Adonga, situés dans le quartier Pakanza.
‹‹ (…) Nous avons vécu tant de choses difficiles avec eux, surtout de mauvaises expériences. Nos classes étaient souvent sales, cette situation était à l’origine d’insectes nuisibles comme des puces ››, indiquent l’un de ces apprenants.
C’est un sentiment de joie non seulement pour les élèves mais aussi pour les chefs de ces établissements. Ils reconnaissent l’impact négatif de la présence de ces vulnérables dans ces écoles. Selon eux, les bruits, l’habillement ainsi que l’insalubrité créaient souvent la confusion entre élèves et déplacés. Ils ne veulent en tout cas plus voir une nouvelle vague de déplacés venir s’installer dans leurs écoles.
Ces déplacés vivent désormais dans un site dernièrement construit par une ONG grâce aux plaidoyers de l’autorité municipale. Bien que satisfaits de la libération des classes, ils veulent voir le rétablissement de la paix afin qu’ils rejoignent leurs villages respectifs.
À Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, la vie des déplacés de guerre est catastrophique, selon différentes sources. La main est toujours tendue aux personnes de bonne volonté pour leur venir en aide.
JC Mbafumoja, à Oïcha/Beni





